(La Haye) - Le 19 octobre 2009, la Cour pénale internationale (CPI) commencera à tenir une audience pour confirmer ou infirmer les accusations de crimes de guerre contre Bahar Idriss Abou Garda, un chef rebelle dans la région soudanaise du Darfour.

Abou Garda est soupçonné d'être responsable de trois crimes de guerre - meurtre, attaques contre une mission de maintien de la paix et pillage - commis lors d'une attaque rebelle contre une base de l'Union africaine à Haskanita, dans le nord du Darfour, en 2007. Cette attaque avait fait 12 morts parmi les soldats de l'Union africaine.

« Les poursuites intentées contre Abou Garda visent à rendre justice aux victimes des crimes perpétrés contre des Casques bleus envoyés par les États africains pour protéger la population au Darfour », a déclaré Richard Dicker, directeur du programme Justice internationale au sein de Human Rights Watch. « Cette affaire démontre le souci de la CPI de protéger la population civile africaine et envoie un message clair aux parties en conflit que ces attaques ne seront pas tolérées. »

Cette audience de « confirmation des charges », la première du genre dans le cadre des enquêtes menées par le tribunal au Darfour, pourrait ouvrir la voie au premier procès à la CPI pour juger les crimes commis dans cette région. Les poursuites intentées contre Abou Garda constituent également la première action de ce type engagée par la CPI pour des crimes contre des Casques bleus.