La couverture d'un nouveau livre sur les tensions ethniques et religieuses en Indonésie, publié en avril 2019 et rédigé par Andreas Harsono, chercheur de Human Rights Watch.

© 2019 Monash University Publishing

(Jakarta, le 10 avril 2019) - Les changements politiques survenus dans l'Indonésie post-Suharto ont déclenché des violences ethniques et religieuses dans le pays, comme le décrit un nouveau livre rédigé par Andreas Harsono, chercheur auprès de la division Asie de Human Rights Watch.

Ce livre de 280 pages, intitulé « Race, Islam and Power: Ethnic and Religious Violence in Post-Suharto Indonesia » (« Questions de race, d’islam et de pouvoir : Violences ethniques et religieuses dans l'Indonésie post-Suharto »), a été publié par la Monash University Publishing une semaine avant les élections générales en Indonésie, prévues le 17 avril. Harsono a mené ses recherches à travers le pays, dans plus de 90 localités situées à Java, à Sumatra, en Papouasie occidentale et sur plusieurs autres îles. Plusieurs de ces lieux ont été le théâtre de violences perpétrées par des groupes communautaires ou par les forces de l’État, voire les deux.

« L’Indonésie est non seulement le plus grand pays d’Asie du Sud-Est, mais aussi le pays à majorité musulmane le plus densément peuplé dans le monde », a observé Nathan Hollier, directeur de Monash University Publishing. « Nous espérons que cet ouvrage contribuera à une meilleure compréhension de la dynamique sociale dans ce pays d’une grande diversité et complexité. »

La démission du Président Suharto en mai 1998, après trois décennies de pouvoir, a provoqué de profonds changements politiques dans ce pays pluriethnique, multireligieux et multilingue, ainsi que des conflits violents parmi plusieurs groupes ethniques et religieux.

Selon Andreas Harsono, au moins 90 000 personnes ont été tuées dans des violences principalement communautaires dans la décennie qui a suivi le départ de Suharto.

Aujourd’hui, l’impunité reste un problème majeur en Indonésie. De nombreux candidats aux élections locales et nationales – notamment un candidat à la présidence, Prabowo Subianto, et un candidat à la vice-présidence, Ma’ruf Amin – ont été impliqués dans des violations des droits humains sans avoir été traduits en justice pour de tels actes.

Communiqué complet en anglais :

www.hrw.org/news/2019/04/10/indonesia-new-book-ethnic-religious-violence

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