Fragments de textes religieux coptes brûlés lors de la mise à feu de l’Église al-Amir Tadros à Minya, en Égypte, le 19 août 2013.

© 2013 Matt Ford/Human Rights Watch

(New York, le 22 août 2013)- Les autorités égyptiennes devraient prendre les mesures nécessaires pour protéger les églises et les institutions religieuses contre les attaques de foules, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Depuis le 14 août, des bandes ont incendié et pillé de nombreuses églises et des propriétés appartenant à des chrétiens à travers le pays, faisant au moins quatre morts. Les autorités devraient également enquêter sur l’inaction des forces de sécurité, qui dans la plupart des cas ne sont pas intervenues, même quand elles ont été informées des attaques en cours.

Immédiatement après la dispersion violente de deux sit-in des Frères musulmans  au Caire le 14 août, des foules d'hommes ont attaqué au moins 42 églises, dont au moins 37 ont été incendiées ou endommager 37, ainsi que des dizaines d'autres institutions religieuses chrétiennes dans les gouvernorats de Minya, Assiout, Fayoum , Gizeh, Suez, Sohag, Bani Suef, et du Sinaï Nord.

Selon les témoignages recueillis par Human Rights Watch, au moins trois chrétiens coptes et un musulman ont été tués lors d'attaques sectaires à Dalga, à Minya et au Caire.

« Pendant des semaines, ces attaques étaient entièrement prévisibles alors que des membres des Frères musulmans accusaient les chrétiens coptes d'avoir joué un rôle dans la destitution de Mohamed Morsi, mais les autorités n'ont peu ou rien fait pour empêcher les violences », a déclaré Joe Stork, directeur par intérim de la division Moyen-Orient à Human Rights Watch.

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