L'entrée du Camp Delta, l'un des camps du centre de détention américain situé à Guantanamo Bay (Cuba).

© 2007 Reuters

Le 11 janvier 2002, les États-Unis ont transféré les 20 premiers prisonniers au centre de détention de Guantanamo Bay, marquant ainsi le début d'un programme de détention illimitée de personnes suspectées de terrorisme sans inculpation ni jugement, qui dure depuis10 ans déjà.

Au total, 779 prisonniers ont été transférés à Guantanamo Bay. Malgré l’engagement pris par le président Obama, peu après son investiture, à fermer ce centre, 171 prisonniers y sont toujours incarcérés. Près de 600 des 779 détenus ont été libérés. Huit détenus sont décédés au cours de la dernière décennie ; six d’entre eux se seraient suicidés.

Human Rights Watch s'oppose à la détention prolongée voire illimitée, sans la tenue de procès, de personnes soupçonnées de terrorisme, à Guantanamo Bay ou ailleurs. Cette pratique viole les obligations des États-Unis en vertu du droit international. Human Rights Watch a exhorté le gouvernement américain à soit rapidement engager des poursuites judiciaires à l’encontre des détenus qui se trouvent toujours à Guantanamo, selon les normes internationales relatives aux procès équitables, soit procéder en toute sécurité à leur rapatriement ou à leur transfert vers un autre pays.

Human Rights Watch a également appelé les autorités américaines à  enquêter sur le rôle d’anciens hauts fonctionnaires du gouvernement dans la torture d’individus suspectés de terrorisme, et à indemniser de façon appropriée les détenus qui ont été maltraités.

Human Rights Watch continuera d’appeler le gouvernement américain à se conformer à ses obligations légales, puisque leur non-respect nuit gravement à l’État de droit aux États-Unis ainsi que dans d’autres pays.

Pour lire d’autres informations à ce sujet, veuillez consulter le communiqué complet (en anglais), ainsi qu’un document « faits et chiffres » sur Guantanamo (également en anglais).