Une grille hautement sécurisée de l’établissement pénitentiaire Ryan (Ryan Correctional Facility), à Detroit, dans le Michigan - l’un des États américains autorisant la condamnation de mineurs délinquants à la réclusion à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle.

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(New York, le 3 janvier 2012) - Les quelque 2 570 mineurs délinquants qui purgent actuellement des peines de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle, dans des prisons américaines pour adultes, vivent dans des conditions qui violent leurs droits fondamentaux, a indiqué Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd'hui. Les États-Unis sont le seul pays au monde où des mineurs délinquants (âgés de moins de 18 ans au moment de l'infraction) peuvent être condamnés à la réclusion à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle. La Cour suprême américaine doit examiner des arguments mettant en doute la constitutionnalité de cette pratique en mars 2012.

Le rapport de 47 pages, Against All Odds : Prison Conditions for Youth Offenders Serving Life without Parole Sentences in the United States  (« Survivre coûte que coûte : Les conditions de détention pour les mineurs délinquants condamnés à la réclusion à perpétuité  sans possibilité de  libération conditionnelle aux États-Unis »), récapitule les principaux constats issus de six ans de recherche, au cours desquels Human Rights Watch a mené des entretiens et correspondu avec des centaines de mineurs délinquants dans cette situation, ainsi que de nombreux responsables de l'administration pénitentiaire . Presque tous les mineurs délinquants purgeant une peine de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle ont décrit avoir subi des violences physiques ou des abus sexuels aux mains d'autres détenus ou de membres du personnel pénitentiaire. Les statistiques nationales démontrent que les prisonniers mineurs incarcérés dans des prisons pour adultes, notamment ceux qui sont relativement frêles, sont particulièrement vulnérables à des attaques.

« Les mineurs ayant commis des crimes graves et ayant causé préjudice à autrui doivent certes être tenus responsables de leurs actes », a déclaré Alison Parker, directrice du programme États-Unis à Human Rights Watch et co-auteur du rapport. « Mais il est inadmissible que ces jeunes prisonniers – ou tout autre détenu - doivent subir des violences physiques. »

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