L'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et sa femme Simone dans leur chambre, dans le Golf Hôtel à Abidjan, peu après leur arrestation le 11 avril 2011.

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(New York, le 11 avril 2011) - « Laurent Gbagbo a été mis en cause de manière crédible dans des crimes contre l'humanité et d'autres atrocités dont il devra répondre », a déclaré Daniel Bekele, directeur de la division Afrique à Human Rights Watch. Il ne devrait pas bénéficier d'un exil doré dans un pays qui le protégerait contre des poursuites au niveau national ou international. Les forces d'Alassane Ouattara ont l'obligation de le traiter, de même que tout autre prisonnier, de manière humaine, dans le respect du droit international.

Après des mois de combats durant lesquels la population civile a terriblement souffert, Alassane Ouattara prend le contrôle d'un pays profondément divisé. Afin de mettre un terme à plus d'une décennie d'exactions et d'impunité, le nouveau gouvernement dirigé par Alassane Ouattara doit s'assurer que tous ceux qui sont responsables des crimes qui ont marqué cette page douloureuse de l'histoire ivoirienne soient jugés de manière équitable, quelque soit leur rang, ou le camp politique dont ils se réclament.