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Chine : Les autorités devraient libérer l'artiste Ai Weiwei

La répression de toute forme de dissidence s’endurcit encore

Mise à jour 07.04 : Un porte-parole du gouvernement chinois a indiqué le 7 avril que Ai Weiwei était suspecté de « crimes économiques », mais aucune notification officielle de son arrestation n'a encore été délivrée.

(New York, le 6 avril 2011) - Le gouvernement chinois devrait immédiatement libérer l'artiste Ai Weiwei - qui a souvent critiqué ouvertement les autorités - et mettre fin à la répression arbitraire de toute forme de dissidence, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Ai Weiwei a été arrêté à l'aéroport de Pékin dans la matinée du 2 avril, alors qu'il s'apprêtait à embarquer dans un avion à destination de Hong Kong. Malgré la forte réaction suscitée par cette arrestation au niveau national et international, le gouvernement chinois a refusé de divulguer le lieu où il est détenu, ou les raisons de son arrestation.

Les arrestations suivies de détentions au secret sont souvent la première étape vers des poursuites pénales, a indiqué Human Rights Watch.

« L'arrestation d'Ai Weiwei reflète une nouvelle escalade dans la répression déjà dure de la moindre forme de de contestation », a déclaré Sophie Richardson, Directrice de plaidoyer au sein de la division Asie à Human Rights Watch. « À ce stade, une pression internationale soutenue est essentielle pour aider cet artiste. »

Selon la loi chinoise, la police peut détenir une personne jusqu'à trois jours avant de décider de soit la relâcher, soit demander à un procureur de délivrer un mandat d'arrêt à son encontre. Toutefois la police chinoise fait régulièrement usage de clauses d'exception permettant de prolonger la durée de détention jusqu'à 7 jours, voire une durée maximale de 30 jours dans certaines circonstances. En outre, la police empêche de façon routinière les avocats de rencontrer leurs clients détenus, en dépit de dispositions juridiques garantissant en principe cet accès.

L'avocat d'Ai Weiwei, l'éminent juriste pékinois Pu Zhiqiang, n'a pour l'instant pas été en mesure de visiter son client, ou même d'obtenir une notification officielle de son arrestation.

Depuis la mi-février, le gouvernement chinois a formellement arrêté, placé en détention, assigné à résidence, et même fait disparaître des dizaines d'opposants et d'activistes militant de façon pacifique pour des réformes.  Plus de 200 personnes ont été soumises à cette répression, ou dans certains cas ont été convoquées à des interrogatoires, ou encore menacées d'arrestation.

Pour lire l'intégralité de ce communiqué en anglais, veuillez cliquer ici.

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