L'avocat égyptien Gamal Eid photographié dans le bâtiment d'un tribunal au Caire, le 24 mars 2016. 

© 2016 Reuters / Asmaa Waguih

(Beyrouth, le 2 novembre 2019) - Depuis le 30 septembre 2019, l’éminent avocat égyptien Gamal Eid, est la cible de menaces, d'agressions physiques et d’actes de vandalisme dans lesquels l'implication du gouvernement est suspectée, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Les autorités égyptiennes devraient immédiatement mettre fin aux attaques visant Gamal Eid, directeur du Réseau arabe pour l'information sur les droits humains (ANHRI).

Le 10 octobre, deux hommes armés en tenue civile ont violemment agressé Gamal Eid, fracturant plusieurs côtes, et le blessant au bras et à la jambe. Vingt jours plus tard, le 30 octobre, Eid a reçu des appels et un SMS le sommant de « bien se comporter ». Le lendemain matin, il a constaté des signes de vandalisme sur une voiture qu'il avait empruntée suite au vol de son propre véhicule le 30 septembre, et au sujet duquel la police s’est abstenue d’enquêter.

« La nature des menaces et des attaques visant Gamal Eid permet de conclure à une implication d’agents de sécurité de l'Etat, et les autorités égyptiennes devraient y mettre fin », a déclaré Joe Stork, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch.

Gamal Eid a fondé l'ANHRI au Caire en 2003, afin de promouvoir la liberté d'expression en Égypte et fournir une assistance juridique aux défenseurs des droits humains ainsi qu’aux journalistes. L'ANHRI et Gamal Eid se sont vu attribuer plusieurs prix internationaux, en guise de reconnaissance pour leur travail en faveur de la liberté d'expression et de la liberté de la presse en Égypte.

Communiqué complet en anglais :

www.hrw.org/news/2019/11/02/egypt-prominent-rights-defender-attacked

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