Des débris parsèment le couloir d’un hôpital de la ville de Hass, dans la région d'Idlib, en Syrie, suite à une frappe aérienne menée par les forces gouvernementales le 8 septembre 2018.

© 2018 Anas ALkharboutli/picture-alliance/dpa/AP Images
 

Mise à jour 1/8/19 : Le 1er août, les Nations Unies ont annoncé la décision du Secrétaire général, Antonio Guterres, de créer un comité d’enquête sur une « série d’incidents » - notamment les attaques contre des hôpitaux – dans le nord-ouest de la Syrie. Human Rights Watch recommande que ce rapport vise à identifier les individus responsables de crimes de guerre, et soit rendu public.

Deux tiers des membres du Conseil de sécurité des Nations Unies ont exhorté le Secrétaire général, Antonio Guterres, à ouvrir une enquête sur les attaques visant des installations médicales et d'autres sites humanitaires en Syrie. Le Secrétaire général devrait agir rapidement et rappeler en termes clairs à la Syrie, à la  Russie et aux autres parties au conflit que le fait de cibler des hôpitaux est un crime de guerre, et que les responsables devront répondre de leurs actes.

Le 30 juillet, une représentante de l’organisation Physicians for Human Rights a témoigné au Conseil de sécurité de l’ONU, affirmant qu'entre mars 2011 et juillet 2019, au moins 890 membres du personnel médical avaient été tués dans au moins 350 établissements en Syrie.

Le gouvernement syrien affirme que 119 hôpitaux à Idlib sont des cibles légitimes, car ils seraient utilisés par des combattants ennemis. Mais le Secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des affaires humanitaires de l’ONU, Mark Lowcock, a exprimé son scepticisme à ce sujet.

Texte complet en anglais :

www.hrw.org/news/2019/07/31/un-chief-should-order-inquiry-syria-hospital-attacks

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