Six défenseur(e)s des droits humains arrêté(e)s par les autorités turques à Istanbul le 5 juillet 2017. À partir du haut à gauche, dans le sens des aiguilles d’une montre : Nejat Taştan (Equal Rights Watch Association), İlknur Üstün (Women's Coalition), İdil Eser (directrice d’Amnesty International Turquie), ) Özlem Dalkıran  (Citizens’ Assembly), Günal Kurşun (avocat à Human Rights Agenda Association et Nalan Erkem (avocate à Citizens Assembly). Leur arrestation a fait suite au placement en détention de quatre autres activistes : Taner Kiliç (president d’Amnesty International Turquie), Veli Acu (Human Rights Agenda Association), Ali Gharavi (de nationalité suédoise) et Peter Steudtner (de nationalité allemande).

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(New York, le 14 juillet 2017) –La récente arrestation récente de dix défenseurs des droits humains en Turquie porte un « un coup dur à une société civile turque assiégée de toutes parts et indiquent de manière inquiétante la direction que semble prendre la Turquie », ont déclaré aujourd’hui les dirigeants de cinq organisations internationales dans une lettre ouverte adressée au gouvernement de ce pays.

Les signataires de la lettre ont exhorté Ankara à libérer immédiatement les activistes et appelé les dirigeants du monde entier à « plaider avec des arguments solides, fermes et convaincants en faveur des droits humains, de la dignité et de la justice ».

Les signataires de la lettre sont Salil Shetty, secrétaire général d’Amnesty International ; Ricken Patel, président d’Avaaz ; Kenneth Roth, directeur exécutif de Human Rights Watch ; Sharan Burrow, secrétaire générale de la Confédération syndicale internationale ; et Robin Hodess, directrice générale interne de Transparency International.

Les 10 activistes ont été arrêtés le 5 juillet 2017 alors qu’ils participaient à un atelier sur la protection du travail des défenseurs des droits humains et sont sous le coup d’une enquête pour « appartenance à une organisation terroriste armée ».

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