Un soldat kenyan face à trois survivantes de l’attentat meurtrier perpétré par Al-Chabab sur le campus de l’université de Garissa, le 2 avril 2015.

© 2015 Reuters

(Nairobi, le 3 avril 2015) - L'attaque ignoble contre l’université de Garissa, dans le nord du Kenya, exige une réponse mesurée de la part des forces de sécurité kenyanes, visant à à traduire en justice les responsables et à prévenir d’autres attaques, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Au moins 170 personnes ont été tuées,  et 80 personnes blessées, lors de l'attaque commise le 2 avril.

« Cette attaque odieuse contre des étudiants reflète un total mépris pour la vie humaine », a déclaré Leslie Lefkow, directrice adjointe de la division Afrique à Human Rights Watch. « Pour contrer efficacement cette menace, les forces de sécurité kenyanes devraient riposter de manière légale et conforme aux normes relatives aux droits humains. »

Des hommes armés ont attaqué le campus de l’université de Garissa vers 5h30 le 2 avril, selon les médias. Le groupe islamiste armé Al-Chabab, basé en Somalie, a revendiqué la responsabilité de l'attaque dans une déclaration aux journalistes ainsi que sur son site Internet.

Il s’agit du pire attentat terroriste au Kenya depuis le bombardement de l'Ambassade des États-Unis en 1998, qui avait fait 213 morts.

Le groupe Al-Chabab recourt régulièrement à l’enrôlement forcé d’enfants, et a attaqué des écoles dans le passé.  

Les mesures prise par Kenya dans le cadre de la lutte contre l'insécurité croissante ont été entachées de graves violations des droits humains, y compris des exécutions extrajudiciaires, des disparitions forcées, des détentions arbitraires et le recours à la torture par les forces de sécurité.

 

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