(New York, le 16 mars 2011) - La Syrie devrait immédiatement libérer toutes les personnes arrêtées le 16 mars, lorsque les services de sécurité ont violemment dispersé une manifestation pacifique visant la libération d'activistes politiques, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Le gouvernement devrait respecter le droit des Syriens de se réunir pacifiquement, et libérer tous les prisonniers qui ont été incarcérés simplement parce qu'ils ont mené des activités politiques pacifiques ou cherché à exercer leur droit à la liberté d'expression.

Le mercredi 16 mars vers midi, un groupe d'environ 150 personnes, en majorité des militants des droits humains et des membres des familles de prisonniers politiques, se sont rassemblés devant le ministère de l'Intérieur à Damas pour présenter une pétition demandant la libération des prisonniers politiques en Syrie. Lorsque les familles ont commencé à brandir des photos de leurs proches incarcérés, des agents des forces de sécurité en tenue civile ont violemment dispersé le rassemblement à coups de matraque, selon les témoignages de trois manifestants recueillis par Human Rights Watch. Les services de sécurité ont arrêté au moins 34 personnes, selon une liste dressée par les manifestants. Human Rights Watch a pu confirmer indépendamment la mise en détention de 18 personnes.

« Les récentes promesses de réforme faites par le président Bachar al-Assad sonnent creux quand ses services de sécurité continuent d'attaquer et d'arrêter toute personne qui ne fait que demander de telles réformes », a commenté Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. « Au lieu de permettre le passage à tabac de familles de prisonniers politiques syriens, le président al-Assad devrait libérer ces prisonniers et les permettre de retrouver leurs proches. »

Parmi les personnes arrêtées et amenées à la branche de Mantaqa du département de Sécurité militaire figurent Mazen Darwish, le directeur du Centre syrien pour les médias et la liberté d'expression ; Suheir al-Atassi, un éminent militant politique ; Naheda Badawi ; Bader Shalah ; Naret Abdel Kareem ; et un adolescent dont le nom n'a pas pu immédiatement être déterminé.

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