Arrestation par des policiers en civil d'un manifestant participant à un rassemblement contre le président Moubarak à Suez, le 27 janvier 2011.

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Actualisation :
26.02 : Détentions secrètes par l'armée.

(Le Caire, le 14 février 2011) - Le Conseil suprême des forces armées en Égypte devrait prendre des mesures immédiates pour relâcher les personnes détenues lors des récentes manifestations, abroger les lois sur l'état d'urgence et s'engager clairement à mettre fin à la pratique de la torture et aux abus commis par la police, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Le 13 février, le Conseil a ordonné la suspension de la constitution et la dissolution du parlement.

« La toute première priorité des autorités militaires égyptiennes devrait être l'instauration d'un gouvernement qui respecte les droits humains et l'État de droit », a déclaré Kenneth Roth, directeur exécutif de Human Rights Watch. « Le Conseil suprême des forces armées devrait commencer par lever l'état d'urgence et adopter une politique de tolérance zéro envers les pratiques abusives du passé. »

Dans son communiqué n°5 daté du 13 février, le Conseil suprême des forces armées a annoncé la création d'une commission chargée de rédiger une nouvelle constitution qui sera soumise à un référendum national. Human Rights Watch a appelé le Conseil à s'assurer que cette commission inclue des représentants de divers bords politiques, et que le processus de transition vers la démocratie soit crédible, transparent, et soumis à une obligation de rendre des comptes.

Pour lire l'intégralité de ce communiqué en anglais, incluant six recommandations spécifiques de Human Rights Watch au Conseil suprême des forces armées en Égypte, veuillez cliquer ici.