Réfugiés du Darfour dans un camp situé dans l'est du Tchad, région qui abrite quelque 200.000 réfugiés darfouriens. Par ailleurs, près de 2,7 millions de Darfouriens vivent dans des camps pour personnes déplacées à l'intérieur du Darfour.

© 2008 Alvaro Ybarra Zavala/ Getty Images

(New York, le 6 octobre 2009) - Le gouvernement soudanais devrait mettre fin aux attaques par ses forces armées contre la population civile au Darfour et entreprendre les importants réformes relatives aux droits humains prévues dans le cadre de l'Accord de paix global (« Comprehensive Peace Agreement » ou CPA) de 2005, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd'hui.

Les émissaires spéciaux pour le Soudan, les gouvernements concernés ainsi que les représentants des Nations Unies et de l'Union africaine qui se réunissent à Moscou aujourd'hui devraient exhorter le gouvernement soudanais à entreprendre ces réformes juridiques et politiques de toute urgence, a ajouté Human Rights Watch. 

Le rapport de 25 pages, « The Way Forward: Ending Human Rights Abuses and Repression across Sudan»  (« La voie à suivre : Comment mettre fin aux violations des droits humains et à la répression au Soudan »), décrit les violations des droits humains et la répression à Khartoum ainsi que dans le nord du Soudan, la violence qui continue au Darfour, ainsi que les affrontements qui mettent en danger la population civile dans le sud du pays. Le rapport est basé sur des recherches effectuées dans l'est du Tchad et dans le sud du Soudan en juillet et en août 2009.

« Le Soudan se trouve à la croisée de deux chemins », a observé Georgette Gagnon, directrice de la division Afrique à Human Rights Watch. « Ce pays peut soit honorer ses engagements, soit permettre à la situation de se détériorer davantage avec des pratiques répressives. »

Pour lire la version intégrale du communiqué de Human Rights Watch en anglais, veuillez cliquer ici.