Les habitants des forêts classées de Côte d’Ivoire vivent dans la crainte d’expulsions arbitraires, et ont été exposés à des actes d’extorsion et à des violences physiques de la part d’autorités chargées de la conservation des forêts, ont déclaré aujourd’hui Human Rights Watch et le Regroupement des Acteurs Ivoiriens des Droits Humains (RAIDH). Le gouvernement ivoirien devrait mettre un terme aux expulsions forcées, mener des enquêtes et des poursuites pour les violations commises, et introduire une législation qui fournisse aux agriculteurs les protections exigées par le droit international.

La Société de Développement des Forêts (SODEFOR), une agence d’État dépendant du ministère des Eaux et Forêts, expulse régulièrement des agriculteurs sans avertissement préalable, incendiant souvent leurs domiciles et leurs biens au cours du processus. Les agriculteurs sont en outre souvent battus et humiliés pendant les opérations d'expulsion.