Les meurtres et le déplacement généralisés de civils par des milices ethniques dans le nord du Katanga, au sud-est de la République démocratique du Congo, montrent la nécessité pour le gouvernement de protéger les civils de toute urgence. Human Rights Watch a mené des entretiens auprès de survivants de l’un des pires incidents récents, le 30 avril 2015, lorsque des combattants appartenant à l’ethnie Luba ont attaqué un camp de personnes déplacées près de la ville de Nyunzu. Les assaillants ont réduit le camp en cendres et tué au moins 30 hommes, femmes et enfants appartenant à la communauté marginalisée Batwa, dite « Pygmée », à coups de machette, de flèches et de hache. Des dizaines d’autres personnes sont portées disparues et il est à craindre qu’elles soient mortes.