(Washington, le 26 novembre 2016) – Au cours de presque cinq décennies de règne à Cuba, Fidel Castro a mis en place un système répressif qui punit pratiquement toute forme de dissidence, léguant ainsi à son pays un sombre héritage qui perdure même après son décès, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui.

Le dirigeant cubain Fidel Castro, photographié en 1999.

© 1999 Reuters

Tout au long du règne de Castro, des milliers de Cubains ont été incarcérés dans des prisons dans des conditions déplorables, des milliers d'autres citoyens ont été harcelés et intimidés, et des générations entières ont été privées de libertés politiques fondamentales. Le gouvernement cubain a certes réalisé des progrès en matière de santé et d'éducation, mais ces améliorations ont souvent été atténuées par de longs cycles de difficultés économiques et par les effets de politiques répressives.

« Alors que d'autres pays de la région ont cherché à tourner la page de régimes autoritaires, Cuba a continué sous l’impulsion de Fidel Castro à réprimer pratiquement tous les droits civils et politiques », a déclaré José Miguel Vivanco, directeur de la division Amériques à Human Rights Watch. « La manière draconienne dont Castro a dirigé son pays et les sévères punitions infligées aux dissidents lui ont permis d’enraciner ce système répressif au cours de plusieurs décennies. »

La répression a été codifiée par diverses lois et appliquée par les forces de sécurité, par des organismes civils proches de l'État et par des instances judiciaires dépourvues de toute indépendance.

De nombreuse tactiques abusives mises en place sous le régime de Fidel Castro - y compris la surveillance, les passages à tabac, la détention arbitraire et le recours à des actes de répudiation (« actos de repudio ») publics - sont toujours employées par le gouvernement cubain.

Communiqué intégral en anglais :

www.hrw.org/news/2016/11/26/cuba-fidel-castros-record-repression