La Guinée a organisé en février 2018 des élections locales qui avaient été longtemps retardées, mais des allégations de fraude électorale ainsi que des tensions ethniques et communautaires ont conduit à des affrontements meurtriers entre manifestants et forces de sécurité. La frustration populaire suscitée par les inégalités économiques et la lenteur du développement économique a aussi provoqué des troubles, illustrés par des manifestations souvent violentes contre une augmentation du prix de l’essence en juillet et des grèves de longue durée des enseignants. Le gouvernement a régulièrement interdit les manifestations dirigées par des groupes de l'opposition et de la société civile, tandis que les forces de sécurité ont souvent eu recours à une force excessive et se sont livrées à la criminalité et à l'extorsion de fonds pour disperser des manifestations de rue souvent violentes. Les violations de la liberté d'expression, notamment les arrestations et les attaques contre des journalistes, ont persisté.

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