Singapour devrait réhabiliter, et non exécuter, les toxicomanes
Il faut annuler l'exécution imminente de Syed Suhail Bin Syed Zin, et abolir la peine de mort
L'environnement politique de Singapour demeure extrêmement répressif, marqué par de sévères restrictions à la liberté d'expression, d'association et de réunion pacifique par le biais de lois et de réglementations pénales d’une vaste portée. En 2025, les autorités ont procédé au nombre le plus élevé d'exécutions pour des infractions liées aux stupéfiants depuis plus de deux décennies. De récentes modifications législatives ont aussi rendu plus difficile, pour les condamnés à mort, la possibilité de faire appel de leur condamnation ; ceci porte davantage atteinte aux droits à un procès équitable et au respect de la procédure régulière dans les affaires passibles de la peine capitale. Le gouvernement applique de manière excessive une loi de grande envergure sur les « fausses informations en ligne », qui autorise les ministres à ordonner la « correction » ou le retrait de contenus publiés sur Internet. Les autorités recourent systématiquement à cette loi contre les activistes opposés à la peine de mort, les personnes qui critiquent le gouvernement et les organisations de défense des droits humains. Les travailleurs migrants sont exclus d'un certain nombre de protections fondamentales en matière de droit du travail, les règles relatives aux visas conférant aux employeurs le pouvoir unilatéral de résilier les contrats de travail de leurs employés et de les renvoyer, y compris vers des pays où leur sécurité n'est pas garantie.
Il faut annuler l'exécution imminente de Syed Suhail Bin Syed Zin, et abolir la peine de mort
Il faut mettre un terme aux procédures, aux réglementations et aux poursuites civiles répressives
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