Une loi votée en avril 2009 criminalisant les comportements homosexuels au Burundi risque d'aggraver le traitement déplorable des gays et lesbiennes dans ce pays, a déclaré Human Rights Watch dans le cadre d'un projet multimédia publié aujourd'hui.
La décision du gouvernement du Burundi de criminaliser la pratique homosexuelle viole des droits humains fondamentaux et devrait être révisée immédiatement.
Human Rights Watch a rejoint 61 organisations burundaises et internationales des droits humains signataires de cette pétition, exhortant le gouvernement burundais à rejeter l'article 567 du nouveau Code pénal, qui criminalise les relations consenties entre personnes de même sexe.
Human Rights Watch a écrit au Président et au Sénat du Burundi pour leur demander d'agir conformément aux obligations légales, en application du droit international en matière de droits humains, et de rejeter le projet de code pénal qui criminaliserait les pratiques homosexuelles consenties.
Le parlement du Burundi devrait respecter ses obligations en matière de droits humains et rejeter un projet de révision du code pénal qui interdirait les pratiques homosexuelles consenties.
La condamnation à Dakar le 6 janvier 2009 de neuf hommes engagés dans des actions de prévention du HIV, accusés d'"actes indécents et contre nature" et de "formation d'association de criminels", montre comment les lois contre les comportements homosexuels font du tort aux efforts de prévention du HIV et du SIDA ainsi qu'au travail des défenseurs des droits droits humains, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui.
Alors que le monde entier célèbre le 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH), l’Assemblée générale de l’ONU recevra une déclaration à la mi-décembre, approuvée par plus de 50 pays de par la planète, revendiquant l’arrêt des abus de droits basés sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre.
L’Assemblée nationale du Burundi vient d’adopter d’importantes avancées en matière de droits humains dans le code pénal qu’elle a voté le 22 novembre 2008, notamment en abolissant la peine de mort et en rendant passibles de sanctions pénales au regard du droit burundais la torture, le génocide, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité.
Les femmes lesbiennes et bisexuelles ainsi que les hommes transgenres au Kirghizistan sont victimes de violents abus dont des viols, aussi bien dans le contexte familial que de la part d'inconnus dans la rue, selon un rapport publié aujourd'hui par Human Rights Watch.