Le général Pervez Musharraf, dont le mandat de président prenait fin jeudi, a déclaré hier qu'il allait démissionner de ses fonctions de chef des armées avant le 1er décembre prochain. Mais cette déclaration n'est pas de nature à détendre la situation toujours très critique au Pakistan, soumis à l'état d'urgence depuis le 3 novembre. L'opposition se refuse à prendre part à des élections, prévues en janvier 2008, qui se déroulent sous l'état d'urgence. De passage à Genève, le directeur éxécutif de Human Rights Watch, Kenneth Roth, ne cache pas son inquiétude au sujet de l'évolution de la crise pakistanaise.