Une opération de sauvetage menée en Méditerranée le 6 juin 2015 par le navire irlandais Le Eithne, dans le cadre de l’Opération Triton sous l’égide de l'agence européenne Frontex.

© 2015 AP Photo/Irish Defence Forces

(Bruxelles) – Human Rights Watch a mis en ligne aujourd’hui un document de questions-réponses qui étudie les nationalités des personnes risquant leur vie sur des bateaux traversant la Méditerranée pour atteindre l’Union européenne. Le document examine si la majorité des arrivants sont des migrants économiques comme le prétend le Premier Ministre du Royaume-Uni, David Cameron.

Le document montre que la plupart des personnes arrivant par bateau sur les côtes de l’Union européenne proviennent de cinq pays déchirés par un violent conflit ou subissant une répression sévère : la Syrie, l’Afghanistan, la Somalie, l’Érythrée et l’Irak. Ce document montre également que les États membres de l’UE approuvent massivement les demandes de protection des personnes originaires de ces cinq pays. 

« Les dirigeants de l’UE devraient tenir compte du fait que la plupart des personnes traversant la Méditerranée en bateau à ce jour cette année proviennent de pays d’où la guerre et la répression chassent un grand nombre de réfugiés », a déclaré Gerry Simpson, chercheur senior sur la question des réfugiés à Human Rights Watch. « Si nous ignorons les facteurs motivant chaque personne à entreprendre ce voyage, nous savons qu’une fois que les pays de l’UE examinent effectivement les demandes de protection des demandeurs d’asile, ils concluent que la majorité écrasante d’entre eux en provenance de Syrie, d’Érythrée, d’Irak, de Somalie et d’Afghanistan seraient exposés à un véritable danger s’ils étaient contraints de retourner dans leur pays. »