Un rapport bipartite a qualifié d’« irréfutables » les preuves du recours par les États-Unis à la torture, sous la responsabilité de fonctionnaires américains au plus haut niveau.
Baie de Guantánamo, à Cuba -- Abd al-Rahim al-Nashiri, vêtu de l'uniforme blanc des prisonniers, pousse un soupir en s'asseyant dans la salle d'audience climatisée et fortement éclairée lors d'une audience préliminaire à la base navale américaine de la baie de Guantánamo...
Plus de quatre mois après son investiture, et alors qu'il vient commémorer sur les plages de Normandie la victoire de la liberté sur la barbarie nazie, nous disposons déjà d'éléments pour apprécier la politique du président Obama en matière de promotion des droits humains.
Au cours des 100 premiers jours de son mandat, le président Barack Obama a initié des progrès significatifs dans la réforme des politiques abusives de l'ère Bush en matière de lutte contre le terrorisme. Cependant, la nouvelle administration a également commis des faux pas.
Selon Kenneth Roth, directeur de Human Rights Watch, le nouveau président américain Barack Obama doit faire toute la lumière sur les dérives de la lutte antiterroriste et signer le Statut de Rome.
A la veille du cinquième anniversaire de l’ouverture du centre de détention de Guantanamo Bay, Human Rights Watch a dénoncé les détentions qui y sont pratiquées actuellement, les qualifiant d’atteinte scandaleuse au respect des droits humain par les Etats-Unis. L’organisation de défense des droits humains a appelé l’Union européenne à exercer des pressions sur les Etats-Unis pour que ces derniers engagent des poursuites judiciaires ou libèrent les quelque 400 détenus, et pour qu’ils rétablissent le droit de ces derniers à accéder aux tribunaux.
Le Président George W. Bush devrait fermer les installations pénitentiaires de Guantanamo immédiatement, sans attendre une décision de la Cour suprême, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch.
Les diverses explications avancées par les groupes d'insurgés en Irak pour leurs attaques sur des civils ne sont pas justifiées par le droit international, a affirmé Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd'hui.
Seule une commission indépendante à l'image de celle du 11 septembre sera en mesure de faire toute la lumière sur le traitement réservé par les Etats-Unis aux détenus en Irak, en Afghanistan et à Guantanamo.