Afghanistan : Renforcer les soins de santé mentale

Les habitants de ce pays sont souvent traumatisés par les violences liées à un conflit armé qui dure sous plusieurs formes depuis plus de 40 ans. Le gouvernement et les donateurs internationaux devraient renforcer les programmes d'aide en matière de soins de santé mentale.

(Amsterdam, le 7 octobre 2019) - Le gouvernement afghan ne fournit pas des services de soin de santé mentale suffisants aux nombreux citoyens ayant vécu des événements traumatisants, a déclaré aujourd'hui Human Rights Watch.

Plus de la moitié de la population afghane souffre de dépression, d'anxiété et de stress post-traumatique liées à des violences dans le cadre du conflit armé, mais moins de 10 % bénéficient d'un soutien psychosocial adéquat de la part de l'État, selon les données gouvernementales. Avec l’aide des donateurs internationaux, le gouvernement devrait développer les services de santé mentale et les campagnes de sensibilisation à ce sujet.

« Des décennies de violence ont infligé à de nombreux Afghans non seulement des blessures physiques, mais aussi de profondes séquelles sur le plan psychologique », a déclaré Jonathan Pedneault, chercheur sur les conflits et crises auprès de Human Rights Watch.

Recouvrant son visage, un homme est assis devant un mur contre lequel sont posées ses béquilles, dans la cour d'un établissement de soins de santé mentale à Herat, en Afghanistan, en avril 2014.

© 2014 Aref Karimi/AFP/Getty Images

En vertu du droit international des droits humains, le gouvernement afghan a l’obligation de fournir aux citoyens un soutien en vue de bénéficier d’un niveau élevé de santé, y compris de santé mentale, dans la mesure du possible. Toutes les parties au conflit, y compris les insurgés talibans, sont responsables de garantir l’accès à des soins de santé de qualité, ainsi l’acheminement d’aide humanitaire le cas échéant, dans les zones sous leur contrôle.

Dans un courrier électronique adressé à Human Rights Watch le 30 septembre, le ministre afghan de la Santé publique, le Dr Feroz Ferrozuddin, a confirmé qu '« un investissement politique et financier supplémentaire est nécessaire » afin de faire face à cet important défi.

Les donateurs internationaux devraient accroître leur soutien aux efforts du gouvernement afghan visant à renforcer le système de santé mentale, en particulier les initiatives prévues pour les femmes et les enfants ayant besoin d’aide, et une meilleure formation des agents de santé et des conseillers psychosociaux.

Communiqué complet en anglais :

www.hrw.org/news/2019/10/07/afghanistan-little-help-conflict-linked-trauma

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