Les autorités du Bangladesh arrêtent arbitrairement des détracteurs du gouvernement en vertu de la loi draconienne sur la sécurité numérique ; elles étouffent les voix de la société civile, des médias indépendants et des défenseurs des droits humains. Selon de nombreuses et graves allégations, les forces de sécurité commettraient des actes de torture, des exécutions extrajudiciaires et des disparitions forcées dans un contexte d’impunité quasi-totale. Le gouvernement a respecté son obligation en vertu du droit international de ne pas renvoyer de force les réfugiés rohingyas vers le Myanmar, mais a adopté des mesures restreignant sévèrement répressives certains droits des réfugiés quant à l'information, l'éducation et la santé. Les autorités ne protègent pas suffisamment les personnes LGBT, les minorités religieuses et les populations autochtones. Les femmes et les filles sont souvent confrontées à des violences et à des agressions sexuelles, sans protection adéquate ni accès efficace à des moyens de recours juridique. Le Bangladesh affiche l'un des taux de mariage d'enfants les plus élevés au monde.

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