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Face à la menace du COVID-19, l'Érythrée devrait libérer les prisonniers politiques

Parmi ces personnes, Ciham Ali Abdu vient de passer son 23ème anniversaire derrière les barreaux

Ciham Ali Abdu, de double nationalité érythréenne et américaine, photographiée peu avant sa tentative de fuir l’Érythrée en 2012, à l’âge de 15 ans et huit mois. Elle a été par la suite arrêtée et détenue au secret. © Privé

Le 3 avril, Ciham Ali Abdu a passé son 23ème anniversaire en prison, en Érythrée. C’est la huitième année consécutive que son anniversaire se déroule derrière les barreaux dans ce pays, où elle détenue au secret depuis l'âge de 15 ans huit mois.

Depuis plusieurs années, des organisations de la diaspora érythréenne, notamment One Day Seyoum, mènent une campagne pour la libération de Ciham et d’autres prisonniers politiques. Mais cette année, avec la menace du COVID-19 qui pèse sur ces personnes détenues, l'appel est encore plus urgent.

Ciham est née aux États-Unis mais sa famille est retournée à Asmara, la capitale de l'Érythrée, quand son père, Ali Abdu Ahmed, s’est vu offrir un poste dans le gouvernement du président Isaias Afewerki. Ali Abdu Ahmed a été nommé ministre de l'Information, mais a cherché refuge en Australie en 2012, après s'être brouillé avec le président. Peu après, il a tenté d’organiser la fuite de sa fille, mais Ciham a été arrêtée à la frontière alors qu'elle tentait de fuir vers le Soudan.

Dans l’actuel contexte de crise sanitaire, le gouvernement devrait d’une part assurer à tous les détenus une alimentation et des soins médicaux adéquats. Le gouvernement devrait d’autre part enfin libérer Ciham, sans condition, ainsi que les autres personnes injustement détenues.

Texte complet en anglais :

www.hrw.org/news/2020/04/02/covid-19-threat-eritrea-should-release-political-detainees

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