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Le Premier ministre du Vanuatu, Ishmael Kalsakau, s'exprimait avant le vote d'une résolution visant à lutter contre le réchauffement climatique, à l'Assemblée générale des Nations Unies à New York, le 29 mars 2023.   © 2023 Ed Jones/AFP via Getty Images

J'ai évoqué hier l’Assemblée générale de cette semaine aux Nations Unies à New York au cours duquel plus de 140 dirigeants s'exprimeront sur leurs priorités, et je vous ai demandé de me faire part des vôtres.

Nous avons reçu un grand nombre de réponses de lecteurs du monde entier, indiquant les sujets relatifs aux droits humains qu'ils placeraient - ou non - en tête de leurs priorités. J'en exposerai quelques-uns ci-dessous.

Sans aucun doute, la lutte contre la crise climatique a été la préoccupation la plus soulevée dans l’ensemble. Certains l'ont placée en tête de leur liste sur les réseaux sociaux, soulignant à juste titre la nécessité d'une planète habitable, tandis que d'autres m'ont envoyé un e-mail pour ajouter quelques détails ou apporter un contexte plus large.

Par exemple, Mary Robertson du Royaume-Uni a expliqué qu'il était important de « veiller à ce que les réparations climatiques/l'allègement de la dette se matérialisent de toute urgence pour les pays du Sud – la société civile décidant de la manière dont l'argent doit être dépensé ».

Également intéressant à noter, certaines personnes se sont demandé si, bien qu’elle soit certainement une préoccupation mondiale majeure, la question de la crise climatique était réellement liée aux droits humains. L'une d'entre elles a demandé s'il n'était pas préférable que les groupes environnementaux s'en occupent plutôt que les groupes de défense des droits humains.

Cependant, pour moi, comme je l'ai déjà écrit auparavant dans cette newsletter, il s'agit bien d'une question de droits humains, car répondre à la crise climatique, ce n'est pas sauver la planète : c'est sauver les gens.

Les conséquences mortelles du changement climatique augmentent la fréquence des tempêtes, des sécheresses et de la montée du niveau des mers dans les villes côtières. Les populations, en particulier les plus vulnérables, risquent de perdre (ou ont déjà perdu) leurs maisons, leurs moyens de subsistance, leur accès aux soins de santé et à l'éducation... Souvenons-nous de l'exemple de Gardi Sugdub au Panama.

Tous ces problèmes sont des enjeux de droits humains, et les gouvernements ont l’obligation de faire respecter ces droits. Ils devraient donc s’attaquer non seulement aux conséquences du changement climatique, mais aussi à ses causes profondes.

Concernant le type d’organisation non gouvernementale qui devrait travailler sur la crise climatique, je dirais qu’il y a de la place pour tout le monde, chacun abordant les problèmes sous son propre angle. Pour reprendre le langage de mes années de marin, « il faut que tout le monde soit sur le pont ».

Mais je m'écarte du sujet, car le changement climatique est loin d'être la seule question évoquée par les lecteurs du Daily Brief après l'édition d'hier.

Un certain nombre d'entre eux ont soulevé la nécessité de lutter contre les inégalités. En effet, les rapports de pouvoir ont tendance à entraîner des violations des droits humains, ce qui est donc une question cruciale.

Plusieurs personnes ont souligné que la surpopulation était un problème central, et qu'il s'agissait d'une raison supplémentaire de défendre vigoureusement les droits des femmes dans le monde entier.

L'éducation a également été mentionnée dans de nombreuses réponses, car elle est essentielle à un avenir juste et équitable.

La lutte contre la corruption a également été mentionnée par un certain nombre de personnes. En effet, la corruption peut aussi être un problème de droits humains, car les ressources publiques perdues au profit de politiciens ne pourront pas être utilisées sur des sujets comme l'éducation et les soins de santé, qui font pourtant partie des obligations d'un gouvernement en matière de droits humains.

D'autres personnes ont souligné la nécessité pour les dirigeants mondiaux de promouvoir la démocratie dans le monde.

Les préoccupations des lecteurs pays par pays comprennent : l'invasion de l'Ukraine par la Russie et la crainte de ce qui va suivre, les atrocités en Éthiopie, les difficultés au Pakistan, et les enfants des rues au Sri Lanka et ailleurs.

Les réponses continuent d'arriver ici, alors n'hésitez pas à me faire part de vos idées.

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