Un détenu jette un regard à travers une grille du "Centre de réhabilitation de la jeunesse" des Affaires sociales à Choam Chao, près de la capitale cambodgienne Phnom Penh, en 2001.

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(New York / Bangkok, le 25 janvier 2010) - Les consommateurs de drogues au Cambodge sont exposés au risque de détention arbitraire dans des centres où ils subissent des actes de torture, des violences tant physiques que mentales, et d'autres formes de punition cruelle, selon un nouveau rapport de Human Rights Watch publié aujourd'hui. Ces centres de détention, dont la mission théorique est de traiter et «réhabiliter» les toxicomanes, infligent à ces derniers des chocs électriques, des fouettages avec des câbles électriques, du travail forcé ainsi que des exercices militaires particulièrement durs.

Dans ce rapport de 93 pages, intitulé "Skin on the Cable", Human Rights Watch décrit des incidents dans lesquels des détenus sont battus, violés, forcés de donner leur sang et soumis à des punitions physiques dures comme l'obligation de se rouler par terre comme un tonneau (« rolling like a barrel ») ou de se tenir debout, exposé au soleil, pendant de longues périodes tout en étant enchaîné.

« Les individus dans ces centres n'ont pas droit à un véritable traitement, et ne sont pas réhabilités.  Au lieu de cela, ils y sont détenus de manière illégale et subissent fréquemment des actes de torture », a déclaré Joseph Amon, directeur de la division Santé et Droits humains de Human Rights Watch. « Il ne suffit pas de moderniser ou modifier ces centres ; il faut tout simplement les fermer. »

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