En juillet 2006, les chefs d’Etats et de gouvernements de l’Union africaine ont suscité l’espoir des victimes lorsqu’ils ont donné mandat au Sénégal « de poursuivre et de faire juger, au nom de l’Afrique, Hissène Habré par une juridiction sénégalaise compétente avec les garanties d’un procès juste ». Après plus de cinq ans, le Sénégal n’a toujours pas exécuté ce mandat et a depuis informé l’Union africaine que Habré ne sera pas jugé au Sénégal. Aujourd'hui, l'option la plus réaliste pour éviter l'impunité des crimes de masse reprochés à Habré, option soutenue par le Tchad, est son extradition vers la Belgique, pour qu'il y soit jugé. Nous appelons l’Union africaine, à soutenir cette option pour que les victimes, enfin, obtiennent justice.