À l’hôpital de Bangolo, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, un jeune homme cache son visage après avoir raconté dans quelles circonstances il a été blessé lors des violences postélectorales. Pendant l’avancée des forces pro-Ouattara, des soldats ont tiré sur lui et l'ont laissé pour mort. Un soldat l’a ensuite entendu gémir et, à court de munitions, s’est acharné sur lui à coups de machette.
Le gouvernement du Président Alassane Ouattara doit traduire en actes son engagement affirmé en faveur d’une justice impartiale en prenant des mesures à l’encontre des membres de ses propres forces armées impliqués dans les crimes commis pendant et après la période post-électorale. Une approche déséquilibrée de l’effort de justice menace de créer de nouveaux clivages dans le pays, au moment même où le gouvernement Ouattara dispose d’une opportunité unique de mettre fin à la manipulation des blocs politiques et ethniques qui était courante en Côte d’Ivoire sous le régime de Laurent Gbagbo.