Comme beaucoup de jeunes Somaliens que j'ai interviewés au Kenya, "Xarid M." a affronté les dangers des rues de Mogadiscio, la capitale somalienne, tant qu'il pouvait aller à l'école. Mais tout a changé le jour où le groupe insurgé islamiste Al-Chabab a fait entrer la guerre dans sa salle de classe.
Fatima avait à peine 9 ans lorsqu’elle a commencé à travailler à Casablanca pour une famille de cinq enfants. Elle se levait dès l’aube pour travailler sans interruption jusqu’à 11 heures du soir, préparant les repas, faisant la vaisselle, le ménage et les courses et s’occupant du bébé de sa patronne. « J’étais épuisée », m’a-t-elle confié.
L'assassinat de l'ambassadeur américain Chris Stevens et de trois autres membres du corps diplomatique américain à Benghazi le 11 septembre 2012 devrait rappeler au gouvernement libyen l’urgente nécessité de maîtriser les groupes armés qui continuent de défier la loi en Libye.
Au cours des trois premiers mois de la présidence Hollande, le "détricotage" des mesures emblématiques de la période Sarkozy était attendu. Dans les domaines fiscal et social – heures supplémentaires, TVA sociale, ISF, retraites –, il a bien commencé mais s'il est un domaine où le changement se fait attendre c'est celui des droits de l'homme, en France comme dans le monde.
L'Union européenne (UE) s'est souvent targuée d'être le plus ardent partisan de la Cour pénale internationale (CPI), affirmant une détermination sans faille à lutter contre l'impunité et à faire triompher la justice internationale. Mais alors qu'on ne perçoit aucun signe d'une diminution des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre en Syrie, l'engagement européen en faveur de la justice se révèle, pour le moins, tiède et irrégulier.
Après vingt et un ans passés confortablement en exil au Sénégal à la suite de son renversement, l'ancien dictateur tchadien Hissène Habré pourrait enfin être jugé pour les exactions qu'il a commises à l'encontre de son propre peuple. Le 24 juillet, quatre jours après que la Cour internationale de justice a conclu que le Sénégal devait traduire Hissène Habré en justice "sans autre délai" à défaut de l'extrader, le Sénégal et l'Union africaine ont convenu d'un plan pour instaurer un tribunal spécial – des "Chambres africaines extraordinaires au sein des juridictions sénégalaises", pour juger Hissène Habré. Le nouveau président du Sénégal, Macky Sall, a déclaré qu'il souhaitait que la procédure commence avant la fin de l'année.
Pour l’instant, la Cour Pénale Internationale (CPI), qui fête son 10e anniversaire, n’a émis de mandats d’arrêt que contre un seul des deux camps du récent conflit ivoirien. De hauts responsables du gouvernement de Côte d’Ivoire s’appuient sur ce fait pour justifier leur propre approche sélective de la justice. Celle-ci fait fi de milliers de victimes et entrave le retour d’un État de droit dans le pays.
Les violences récentes en Tunisie, déclenchées par la réaction de radicaux religieux à une exposition artistique qui, à leurs yeux, insulte l’islam, a ravivé le débat sur la diffamation de la religion et la liberté d’expression.