8 avril 2014
« S'il était confirmé, un tel comportement démontrerait une nouvelle fois que les États-Unis doivent réformer leur système de surveillance excessivement répandue. »
Dinah PoKempner, principale conseillère juridique à Human Rights Watch.

(New York, le 8 avril 2014) – L'ancien employé contractuel de l'Agence américaine de sécurité nationale (NSA) Edward Snowden a affirmé au Conseil de l'Europe que la NSA avait placé sous surveillance des organisations de défense des droits humains, sans toutefois identifier ces organisations. Si les affirmations de Snowden étaient avérées, il s'agirait d'un exemple du genre de pratique que le gouvernement des États-Unis condamne dans le monde entier.

« S'il est vrai que la NSA a placé sous surveillance des organisations comme Human Rights Watch et Amnesty International, c'est un scandale et c'est symptomatique de la latitude excessive accordée par la législation américaine aux différents organismes nationaux compétents en matière de sécurité », a déclaré Dinah PoKempner, principale conseillère juridique à Human Rights Watch. « S'il était confirmé, un tel comportement démontrerait une nouvelle fois que les États-Unis doivent réformer leur système de surveillance excessivement répandue.»

La protection des défenseurs des droits humains a toujours été une priorité du département d'État américain, et de telles pratiques seraient en totale contradiction avec des valeurs défendues par les États-Unis avec constance, telles que les libertés d'association et d'expression, a déclaré Human Rights Watch.