Des résidents israéliens ont décrit les effets mortels et destructeurs de ces attaques
23 décembre 2012
« Des groupes armés palestiniens ont clairement exprimé dans leurs déclarations leur objectif de nuire aux civils. Toutefois il n'existe aucune justification légale pour tirer des roquettes sur des zones peuplées. »
Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch

(Jérusalem, le 24 décembre 2012) - Des groupes armés palestiniens à Gaza ont violé les lois de la guerre lors du conflit de novembre 2012 en tirant des centaines de roquettes vers des centres de population en Israël, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui.

Environ 1.500 roquettes ont été tirées sur Israël du 14 au 21 novembre, selon les Forces de défense d’Israël. Au moins 800 roquettes ont effectivement frappé le pays, dont 60 qui ont atterri dans des zones peuplées.

Les tirs de roquettes, dont certaines ont pour la première fois atteint les agglomérations de Tel Aviv et de Jérusalem, ont tué trois civils israéliens, en ont blessé au moins 38 autres, et ont détruit des propriétés civiles. Il semblerait aussi que des roquettes qui n’ont pas atteint leurs cibles en Israël ont tué au moins deux Palestiniens dans la bande de Gaza et ont blessé d’autres, a ajouté Human Rights Watch.

« Des groupes armés palestiniens ont clairement exprimé dans leurs déclarations leur objectif de nuire aux civils », a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. « Toutefois il n'existe aucune justification légale pour tirer des roquettes sur des zones peuplées. »

Vidéo (en anglais) :

En vertu du droit international humanitaire, ou des lois de la guerre, les civils et les infrastructures civiles ne peuvent faire l'objet d'attaques délibérées ou d’attaques qui ne font pas de distinction entre les cibles civiles et militaires. Tout individu qui commet de graves violations des lois de la guerre, intentionnellement ou par négligence, est responsable de crimes de guerre.

Tout au long de la durée des combats en novembre et après qu’ils eurent pris fin, Human Rights Watch a interrogé des témoins, des victimes et des membres des familles de personnes tuées et blessées par les tirs de roquettes en Israël. Human Rights Watch s’est également entretenu avec des responsables israéliens dans les deux communautés frappées par des roquettes, ainsi qu’avec un porte-parole des services de secours médicaux israéliens.

Les groupes armés palestiniens qui ont de manière avérée tiré des roquettes sur Israël - Izz Hamas el-Din al-Qassam, le Jihad islamique de Saraya al-Quds, et les brigades Nasser Salahaddin qui font partie du Comité de résistance populaire – ont à certaines occasions affirmé que leurs attaques visaient des civils israéliens, et ont cherché à justifier ces attaques en les qualifiant de représailles pour les attaques menées par Israël qui ont tué des civils à Gaza.

Les lois de la guerre interdisent toutefois les attaques menées en guise de représailles contre des civils, même en cas d’attaques illégales menées par le camp ennemi, a rappelé Human Rights Watch. Toute déclaration d’un groupe armé palestinien évoquant la prise pour cible délibérée d’une ville israélienne ou de civils israéliens constitue une démonstration de son intention de commettre des crimes de guerre.

Le Hamas, l'autorité dirigeante dans la bande de Gaza, est tenu de respecter les lois de la guerre et doit sanctionner de manière appropriée les responsables de violations graves, a ajouté Human Rights Watch.

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