Il faut mieux appliquer la loi qui est censée protéger les enfants contre de tels abus
25 juillet 2014

(New York, le 25 juillet 2014) - Le viol d'une fillette de six ans dans une école de Bangalore a de nouveau attiré l'attention sur le grave problème des abus sexuels des enfants en Inde, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Le gouvernement indien ainsi que les autorités régionales devraient  prendre des mesures immédiates pour mettre en œuvre la Loi sur la protection des enfants contre les infractions sexuelles, entrée en vigueur en 2012.

L’agression subie par la fillette à Bangalore au début du mois de juillet fait suite à plusieurs autres incidents d'abus sexuels à l’encontre d'enfants dans des écoles, dans d’autres établissements pour enfants, et même dans leurs propres foyers.

« Ce nouveau cas horrible d’abus sexuel à l’encontre d’une fillette doit amener le gouvernement indien et les autorités régionales à prendre des mesures concrètes pour protéger les enfants », a déclaré Meenakshi Ganguly, directrice de la division Asie du Sud à Human Rights Watch. «  Les autorités devraient faire appliquer la loi sur la protection des enfants, mener des enquêtes rapides et rigoureuses sur les cas d’abus sexuels et traduire en justice les auteurs de tels actes. »

La Loi sur la protection des enfants contre les infractions sexuelles (Protection of Children from Sexual Offences Act) a mené à une forte hausse du nombre de cas signalés d’allégations de viols d’enfants, de 8 541 en 2012 à 12 363 en 2013, soit une augmentation de 45 %.

Toutefois la loi n’est pas encore appliquée de manière efficace. Dans certains cas la police ne mène pas d’enquête appropriée. En outre, un rapport publié par Human Rights Watch en 2013 a conclu que de nombreux enfants sont soumis à une autre forme d’abus quand la police ou d’autres autorités refusent de croire leurs allégations, ou subissent des examens médicaux qui les traumatisent.

Communiqué intégral en anglais : www.hrw.org/node/127600   

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