• De nouvelles poursuites pénales pour diffamation, engagées contre une professeure d’université et une blogueuse supposées avoir calomnié des hauts responsables, soulignent la nécessité de mettre fin à la criminalisation de la diffamation en Tunisie. Les accusées risquent jusqu’à deux ans de prison pour avoir exposé publiquement les actions, présumées répréhensibles, du ministre des Affaires étrangères et du rapporteur général de la constitution à l’Assemblée nationale constituante.

Tunisie

  • déc 4, 2014
    L'un des dirigeants d'un syndicat de la police tunisienne, accusé de diffamation envers l'armée, a été condamné à deux ans de prison. Le tribunal militaire de première instance de Tunis a infligé cette peine à Sahbi Jouini le 18 novembre 2014, à l'issue d'un procès qui s'est tenu en l'absence de l'accusé et sans qu'il en ait été notifié à l'avance.
  • oct 13, 2014
    Les autorités tunisiennes devraient mener une enquête approfondie et impartiale sur la mort, le 3 octobre 2014, d'un homme qui aurait été torturé et maltraité lors de son arrestation. Des membres de la famille de Mohamed Ali Snoussi qui ont vu son corps ont confié à Human Rights Watch qu'il présentait des blessures à l’arrière de la tête et des ecchymoses sur le dos, les épaules et les jambes.
  • sep 30, 2014
    Les partis politiques et les candidats en lice pour les élections législatives du 26 octobre 2014 en Tunisie devraient expliciter la façon dont ils comptent promouvoir les droits humains et entreprendre des réformes juridiques et d’autre nature, s’ils sont élus, a affirmé Human Rights Watch aujourd’hui, alors que l’organisation publiait son Agenda pour les droits humains en Tunisie. Les droits humains ont jusqu’à présent peu mobilisé l’attention des partis politiques et des candidats à l’approche des élections législatives, les deuxièmes élections libres en Tunisie depuis la révolution de 2011.
  • sep 16, 2014
    Dans le cimetière de Kasserine, deux nouvelles tombes fraîchement érigées sont venues allonger la liste des personnes mortes de mort violente dans cette ville. Ahlem Dalhoumi, 22 ans et sa cousine Ons Dalhoumi, 18 ans, ont été toutes les deux tuées d'une balle dans la tête la nuit du 23 août 2014, alors qu'elles rentraient d'une soirée avec 5 autres membres de leur famille.
  • sep 5, 2014
    Les autorités tunisiennes devraient mener une enquête complète et indépendante au sujet de la fusillade impliquant la police et ayant entraîné la mort de deux jeunes femmes le 23 août 2014. Tout agent ayant eu recours à la force létale illégalement devrait être tenu de rendre des comptes
  • aoû 13, 2014
    La suspension d'activité imposée par le gouvernement tunisien à plus de 150 organisations de la société civile à travers le pays pour des liens prétendus avec le terrorisme est une décision disproportionnée et arbitraire, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch. Le 22 juillet 2014, un porte-parole du gouvernement a annoncé que les autorités avaient envoyé des notifications de suspension à 157 associations. Le gouvernement a également fermé deux stations de radio pour motifs similaires.
  • jui 8, 2014
    Le gouvernement tunisien devrait réintégrer dans leurs fonctions les juges révoqués arbitrairement le 28 mai 2012 par le précédent ministre de la Justice.
  • jui 7, 2014
    Les législateurs tunisiens devraient réviser le projet de loi relatif à la lutte contre le terrorisme pour le rendre pleinement compatible avec les normes internationales des droits humains sur le droit à un procès équitable, le respect de la vie privée et la liberté d'expression. La nouvelle loi remplacera une loi de 2003 utilisée pendant des années pour étouffer la dissidence en limitant la liberté d'expression, d'association et de réunion. Human Rights Watch a publié un rapport le 7 juillet 2014, qui analyse la loi en détail et contient des recommandations pour les révisions.
  • juin 25, 2014
    La Tunisie devrait enquêter tout particulièrement sur toute affaire dans laquelle existent des éléments de preuve qu'un individu a tué une personne qui s'était rendue et ne participait pas activement aux combats.
  • mai 22, 2014
    Les autorités tunisiennes devraient veiller à ce que les chambres spécialisées créées par la nouvelle loi sur la justice transitionnelle soient vraiment indépendantes et répondent aux normes internationales minimales de procès équitable. Les chambres spécialisées entendront des affaires de violations graves des droits humains, notamment celles commises pendant la présidence de Zine El Abidine Ben Ali.