• La situation en matière de droits humains en République démocratique du Congo (RDC) demeure grave. Après une période d'optimisme à la fin de 2013 où l'on espérait que les violences armées et les attaques contre les populations civiles diminueraient dans l'est du pays, force est de constater que les progrès effectués ont été minimes. Le M23, un groupe armé dont les combattants ont commis des crimes de guerre à grande échelle pendant sa rébellion qui a duré 19 mois, a été vaincu en novembre 2013, grâce à la pression internationale exercée sur les responsables rwandais qui le soutenaient et au déploiement sur le terrain d'une « brigade d'intervention » des Nations Unies.  Cette brigade d'intervention fait partie de la mission de maintien de la paix de l'ONU, la MONUSCO, et a pour mandat de mener des opérations offensives contre les groupes armés. Dans les semaines qui ont suivi la défaite du M23, plusieurs milliers de combattants appartenant à d'autres groupes ont également déposé les armes. Toutefois, le gouvernement a temporisé dans la mise en œuvre d'un nouveau programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) pour les ex-combattants, laissant ceux-ci et leurs familles languir dans des conditions déplorables sur des sites de regroupement.

    De nombreux groupes armés restent actifs et leurs combattants continuent de se livrer à des attaques d'une grande brutalité contre les civils, et par ailleurs très peu d'efforts ont été faits pour traduire en justice les commandants du M23 et d'autres groupes armés impliqués dans des exactions. Les forces de sécurité de l'État se sont aussi rendues responsables de graves violations des droits humains, notamment d'assassinats extrajudiciaires, de viols et de disparitions forcées. Même si un nombre croissant de militaires ont été arrêtés et jugés pour des violences sexuelles et d'autres crimes graves ces dernières années, l'impunité reste monnaie courante, surtout pour les militaires de haut rang.

    Les tensions politiques se sont accrues dans tout le pays, avec notamment des manifestations contre la proposition de modifier la constitution de la RDC afin de permettre au président Joseph Kabila de solliciter un troisième mandat. À Kinshasa, la capitale, et ailleurs, les autorités gouvernementales ont tenté de réduire les voix critiques au silence, en recourant aux menaces, aux violences et aux arrestations arbitraires à l’encontre de militants des droits humains, de journalistes et de dirigeants et sympathisants des partis politiques d'opposition.

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Rapports

  • Meurtres et disparitions forcées aux mains de la police à Kinshasa, République démocratique du Congo
  • Des lacunes à combler dans la sélection des affaires traitées par la CPI
  • Le cercle vicieux des déplacements dans l’est du Congo

République démocratique du Congo

  • mai 11, 2015
    Mathieu Ngudjolo, le premier suspect à être acquitté par la Cour pénale internationale (CPI), a été expulsé vers Kinshasa, République démocratique du Congo, le 11 mai 2015.
  • avr 27, 2015
  • avr 15, 2015
  • mar 18, 2015
    L’arrestation d’au moins 26 activistes et autres personnes à Kinshasa le 15 mars 2015 soulève de sérieuses inquiétudes quant à une répression plus large de la liberté d’expression en amont de l’élection présidentielle de 2016 en République démocratique du Congo.
  • mar 9, 2015
    Alors que la politique étrangère de l’administration Obama fait face à de gros obstacles au Moyen-Orient et semble bloquée en Europe de l’Est, Russ Feingold a joué un rôle essentiel au nom du gouvernement américain en s’attaquant à l’une des pires crises humanitaires et des droits humains dans le monde aujourd’hui.
  • Jan 27, 2015
    Les autorités de la République démocratique du Congo devraient fournir immédiatement des informations sur l’endroit où se trouve le défenseur des droits humains Christopher Ngoyi Mutamba, et sur des charges éventuelles contre lui, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. On craint que Ngoyi n’ait été victime de disparition forcée depuis son arrestation le 21 janvier 2015.
  • Jan 24, 2015
    Le gouvernement de la République démocratique du Congo a eu recours à une force illégale et excessive pour réprimer les manifestations qui ont eu lieu dans le pays depuis le 19 janvier 2015. Les manifestants protestaient contre le projet visant à modifier la loi électorale, dont de nombreux Congolais estimaient qu’il permettrait au président Joseph Kabila de rester en fonction au-delà de la limite de deux mandats consécutifs que lui impose la constitution.
  • Jan 12, 2015
    Le 6 janvier 2015, des conseillers militaires américains travaillant avec la Force régionale d’intervention de l'Union africaine (UA) en République centrafricaine ont placé le commandant de l'Armée de résistance du seigneur (Lord’s Resistance Army, LRA) Dominic Ongwen en garde à vue. Les États-Unis, l'Ouganda – le contributeur principal de troupes participant à la force d’intervention de l'UA – et la République centrafricaine devraient assurer le transfert rapide d’Ongwen, que l'on estime avoir environ 34 ans, à la Cour pénale internationale (CPI). En 2005, la CPI a émis un mandat d'arrestation à l’encontre de Dominic Ongwen pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre.
  • Jan 10, 2015
    Les États-Unis, l'Ouganda et la République centrafricaine devraient assurer le transfert rapide d'un commandant rebelle de l’Armée de résistance du seigneur (Lord’s Resistance Army, LRA) à la Cour pénale internationale (CPI), a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. En 2005, la CPI a émis un mandat d'arrêt à l’encontre de Dominic Ongwen pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre.
  • Jan 6, 2015
    Les autorités de la République démocratique du Congo (RD Congo) devraient intensifier leurs efforts pour arrêter et traduire en justice un commandant rebelle dont les troupes ont commis des meurtres d'une grande brutalité, des viols massifs, des mutilations et des enlèvements d'enfants dans l'est de la RD Congo.