• Le conflit armé s'est poursuivi dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), les forces de sécurité congolaises et les groupes armés non étatiques se rendant responsables de graves exactions à l'encontre de la population civile. Le M23, un groupe armé soutenu par le Rwanda, a commis des crimes de guerre à grande échelle, notamment des exécutions sommaires, des viols et le recrutement forcé d'enfants en 2012 et en 2013. Le 5 novembre 2013, le M23 a annoncé la fin de sa rébellion armée. Beaucoup de ses dirigeants et de ses combattants qui étaient encore sur le terrain à cette époque se sont alors enfuis en Ouganda et au Rwanda. Bosco Ntaganda, un ex-chef du M23 et ancien commandant de l'armée nationale congolaise, est en instance de jugement par la Cour pénale internationale (CPI), où il doit répondre des accusations de crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis dans l'est de la RDC en 2002 et en 2003. Alors que l'armée congolaise concentrait ses efforts sur la lutte contre le M23, de nombreux autres groupes armés en ont profité pour combler le vide sécuritaire ainsi créé. Ces groupes continuent de se livrer à des attaques d'une grande brutalité contre les civils dans l'est de la RDC. À Kinshasa et ailleurs, les autorités gouvernementales se sont efforcées de réduire les voix critiques au silence en ayant recours aux menaces, à la violence et aux arrestations arbitraires à l'encontre des militants des droits humains, des journalistes et des dirigeants et sympathisants des partis politiques d'opposition ayant critiqué des responsables gouvernementaux ou participé à des manifestations anti-gouvernementales.

  • Un membre de la force de maintien de la paix des Nations Unies devant des rangées de cercueils en bois dans lesquels gisent les victimes du massacre perpétré le 13 aout 2004 au camps de réfugiés de Gatumba, au Burundi, peu avant la cérémonie d’inhumation tenue le 16 août 2004.

    Les autorités burundaises devraient exiger des comptes aux responsables d’un massacre de réfugiés congolais perpétré en 2004. Plus de 150 réfugiés, dont la plupart étaient des femmes et des enfants, ont été tués et plus de cent autres ont été blessés, le 13 août 2004 à Gatumba, lors d’une des pires attaques à caractère ethnique commise au Burundi depuis les années 90. Les dirigeants du groupe armé qui a revendiqué cette attaque n’ont pas été traduits en justice.

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