• Le conflit armé s'est poursuivi dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), les forces de sécurité congolaises et les groupes armés non étatiques se rendant responsables de graves exactions à l'encontre de la population civile. Le M23, un groupe armé soutenu par le Rwanda, a commis des crimes de guerre à grande échelle, notamment des exécutions sommaires, des viols et le recrutement forcé d'enfants en 2012 et en 2013. Le 5 novembre 2013, le M23 a annoncé la fin de sa rébellion armée. Beaucoup de ses dirigeants et de ses combattants qui étaient encore sur le terrain à cette époque se sont alors enfuis en Ouganda et au Rwanda. Bosco Ntaganda, un ex-chef du M23 et ancien commandant de l'armée nationale congolaise, est en instance de jugement par la Cour pénale internationale (CPI), où il doit répondre des accusations de crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis dans l'est de la RDC en 2002 et en 2003. Alors que l'armée congolaise concentrait ses efforts sur la lutte contre le M23, de nombreux autres groupes armés en ont profité pour combler le vide sécuritaire ainsi créé. Ces groupes continuent de se livrer à des attaques d'une grande brutalité contre les civils dans l'est de la RDC. À Kinshasa et ailleurs, les autorités gouvernementales se sont efforcées de réduire les voix critiques au silence en ayant recours aux menaces, à la violence et aux arrestations arbitraires à l'encontre des militants des droits humains, des journalistes et des dirigeants et sympathisants des partis politiques d'opposition ayant critiqué des responsables gouvernementaux ou participé à des manifestations anti-gouvernementales.

  • Une femme âgée de 32 ans qui a été violée sous les yeux de son mari et de ses deux enfants par des combattants Maï Maï Kifuafua dans le village de Musenge, dans le territoire de Walikale (RD Congo), en juillet 2013
    Les gouvernements de la République démocratique du Congo et des autres pays assistant au Sommet mondial pour mettre fin aux violences sexuelles dans les conflits devraient prendre des engagements concrets en faveur de la justice pour les victimes congolaises, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui. Le Sommet mondial se tiendra à Londres du 10 au 13 juin 2014.

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