L’Union européenne et ses États membres se sont avérés peu désireux de s’attaquer aux atteintes aux droits humains commises sur ce continent en 2011, alors même que leurs dirigeants affirmaient publiquement l’importance de cette question comme ayant inspiré le Printemps arabe.
The European Council summit that concluded on June 24, 2011, made no significant progress in addressing serious deficiencies in EU asylum and migration policies.
La réunion des chefs d’État de l’Union européenne (UE) qui se tiendra cette semaine à Bruxelles devrait placer les droits humains au cœur de la politique européenne en matière de migration et d’asile.
L’OTAN et ses États membres devraient mener une enquête exhaustive suite aux accusations de non-assistance lors de la dérive d’un bateau rempli de migrants fuyant la Libye.
Les politiques d’immigration mises en place par de nombreux gouvernements et leurs lacunes en matière de protection exposent les migrants aux abus, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui, en préparation de la Journée internationale des migrants qui aura lieu le 18 décembre prochain.
De nombreux gouvernements dans le monde entier pratiquent des politiques qui exposent les migrants à des violations des droits humains telles que l'exploitation au travail, l'accès inadéquat aux soins de santé et la détention prolongée dans des conditions de surpeuplement déplorables, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui, à l’avant-veille de la Journée internationale des migrants qui sera célébrée ce 18 décembre.
La condamnation par un tribunal italien de 23 employés de l'agence américaine de renseignement (Central Intelligence Agency, ou CIA) pour enlèvement représente un reniement historique de crimes commis par la CIA, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Le tribunal milanais a aussi jugé que deux officiels italiens ont illégalement collaboré aux exactions commises par la CIA.
L'Italie intercepte les migrants et demandeurs d'asile africains arrivant par bateau, ne vérifie pas leur statut de réfugié ou autres signes de vulnérabilité et les refoule par la force vers la Libye, où nombre d'entre eux sont détenus dans des conditions inhumaines et dégradantes et font l'objet de mauvais traitements.
L’expulsion par l’Italie d’un Tunisien suspecté de terrorisme vers un pays où il court le risque manifeste d'être torturé montre une nouvelle fois comment ce pays bafoue l’interdiction formelle qui pèse sur ce type d'expulsions. L’Italie a renvoyé Ali Ben Sassi Toumi vers la Tunisie le 2 août 2009, au mépris de plusieurs décisions prises par la Cour européenne des droits de l'Homme pour suspendre cette expulsion jusqu’à ce que la Cour ait pu statuer sur les risques de torture ou d’autres mauvais traitements qui pourraient peser sur Toumi en cas de retour dans son pays.