Les progrès se sont poursuivis au Rwanda en 2011 dans les domaines du développement, des services publics, de la santé et de l'économie. Les projets de révision des lois sur l'idéologie du génocide et les médias contenaient quelques modifications positives, mais laissent ouverte la possibilité de poursuites inappropriées pour « idéologie du génocide ». Par ailleurs, la liberté d'expression et l'espace politique sont toujours sévèrement restreints. Les membres des partis d'opposition, les journalistes et autres personnes considérées comme des détracteurs du gouvernement ont été arrêtés, détenus et traduits en justice, certains pour le simple fait d’avoir exprimé leurs opinions. Les chefs d’accusation comme l’atteinte à la sûreté de l'État et l’incitation à la désobéissance civile ont été de plus en plus utilisés pour poursuivre les détracteurs du gouvernement.