Il est temps pour le Canada
de faire un réel accueil aux personnes en quête de sécurité ou d’une vie meilleure.

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Le saviez-vous ?

Bien que le Canada se targue d’être un pays multiculturel et accueillant pour les réfugié·e·s, le Canada place chaque année en détention des milliers de personnes en quête de sécurité ou d’une vie meilleure.

D’avril 2019 à mars 2020, près de 9 000 personnes, dont 138 enfants, étaient détenues au Canada pour des raisons liées à l’immigration.

Le Canada est l’un des seuls pays de l’hémisphère nord sans limite législative de la durée pendant laquelle des personnes migrantes peuvent être incarcérées.

Pendant la pandémie de Covid-19, les autorités canadiennes ont libéré un grand nombre de personnes migrantes détenues, prouvant qu’il y a d’autres solutions viables qu’un emprisonnement dont on ne connaît pas la fin.

Suivez notre campagne #BienvenueAuCanada de la côte ouest à la côte est, en commençant par la Colombie-Britannique. Comme la plupart des provinces, la Colombie-Britannique a conclu un contrat avec le gouvernement fédéral qui autorise la détention de personnes migrantes dans les prisons provinciales.

Invitez la Colombie-Britannique à être la première province à annuler ce contrat !

 

1. Courriel

Envoyez un courriel demandant aux responsables de la Colombie-Britannique d’adresser à toutes les personnes le message #BienvenueAuCanada qu’elles méritent.

2. Tweeter

📢Chaque année, au Canada, milliers de migrant·e·s sont enfermé·e·s, parfois sous sécurité max. @mikefarnworthbc @jjhorgan Stop au contrat de détention dans les prisons de C.-B. ! Dites #BienvenueAuCanada à celle·ux en quête de sécurité & vie meilleure. bienvenueau-canada.org

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3. Appeler

Contactez votre Premier ministre.

Notre vision

Nous estimons que le Canada devrait se montrer à la hauteur de sa réputation de terre d’accueil et traiter tous les êtres humains avec la dignité et le respect qui leur sont dus.

Human Rights Watch et Amnistie internationale ont répertorié des violations des droits humains auxquelles sont confrontées les personnes migrantes détenues au Canada. Entre avril 2017 et mars 2020, plus d’un cinquième des migrant·e·s emprisonné·e·s, soit environ 5 400 personnes, ont été placé·e·s dans 78 prisons provinciales sur tout le territoire canadien, dont une grande partie sont des établissements à sécurité maximale. Les personnes migrantes en détention sont enfermées dans des espaces réduits, sous surveillance constante. Dans les prisons provinciales, beaucoup sont détenus dans un climat dangereux, qui les expose à la violence. Les personnes migrantes de couleur, notamment celles qui sont noires, semblent être incarcérées pendant de plus longues périodes, et sont plus souvent placées dans des prisons provinciales que dans des centres de surveillance de l’immigration. Les personnes migrantes en situation de handicap psychosocial font face à la discrimination tout au long du processus de détention. La détention liée à l’immigration a aussi des conséquences à long terme qui vont bien au-delà des personnes concernées et se répercutent sur leurs enfants, leurs proches et leur communauté.

Il existe des alternatives viables à la détention des personnes migrantes ! Au lieu de reprendre ses habitudes une fois la pandémie de Covid-19 passée, le Canada devrait saisir cette occasion pour remanier complètement son système d’immigration et de protection des personnes réfugiées afin de donner la priorité à la santé mentale et aux droits humains.

Nous appelons l’ensemble des Canadien·ne·s à demander à leurs élu·e·s au niveau fédéral et provincial d’annuler les contrats conclus avec le gouvernement fédéral concernant la détention des personnes migrantes, et de cesser d’utiliser les prisons provinciales pour enfermer des personnes venues chercher la sécurité ou une vie meilleure au Canada.

Lisez le rapport complet.

Établissements où sont détenues les personnes migrantes au Canada

Carte des centres de détention au Canada

« J’avais sept ans lorsque je suis arrivée au Canada depuis l’Afghanistan. L’image de mes parents menottés par les services frontaliers restera à jamais gravée dans mon esprit. Aujourd’hui, j’étudie pour devenir avocate et aider les personnes réfugiées au Canada à vivre une plus belle histoire. »

— « Amina » a été détenue, enfant, dans un centre de surveillance de l’immigration en 2007

Bien que détenues pour des raisons non criminelles, les personnes migrantes sont soumises à des conditions d’enfermement parmi les plus restrictives du pays, en étant placées notamment dans des établissements à sécurité maximale et en isolement cellulaire, sans date de libération connue.

« J’ai fui au Canada en quête de protection. J’ai été arrêté sans motif et mes effets personnels ont été saisis, même la pile de mon appareil auditif. »

— Abdelrahman Elmady, qui a un handicap auditif, a été incarcéré dans trois prisons de Colombie-Britannique en 2017

« Je ne me sentais pas comme un être humain dans cette prison : je me sentais comme un chien. »

– « Joseph », migrant ayant été détenu dans une prison de l’Ontario en 2020

« Cela fait 10 ans que j’ai été incarcérée en tant que migrante... Dès que j’entends le bruit d’un trousseau de clés, je me revois en prison, à suivre les rondes des gardes... Dès que je vois un agent frontalier, j’ai des crises d’angoisse. »

– Sara a été détenue dans une prison de Colombie-Britannique en 2012 après avoir fui des persécutions au Mexique

Malgré ses importants pouvoirs de police, l’Agence des services frontaliers du Canada reste le seul organisme de sécurité majeur du pays à ne pas être soumis à une surveillance indépendante civile.