Des manifestants tentent d’avancer parmi des nuages de gaz lacrymogène à Hong Kong, le 1er octobre 2019.

© 2019 AP Photo

(New York) - Les autorités chinoises devraient immédiatement libérer les activistes détenus en Chine pour avoir exprimé pacifiquement leur soutien aux manifestations pro-démocratie à Hong Kong, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Les autorités devraient également cesser de harceler les activistes, les étudiants et leurs familles simplement pour avoir diffusé sur les réseaux sociaux des informations concernant ces manifestations. Elles devraient aussi autoriser les résidents de la Chine continentale à participer à des manifestations pacifiques à Hong Kong.

« La crainte ressentie par les autorités chinoises face aux manifestations à Hong Kong les pousse à réprimer le moindre signe de solidarité en Chine à l’égard des protestataires », a déclaré Sophie Richardson, directrice pour la Chine à Human Rights Watch. « Cependant, le soutien pro-démocratie manifesté par des résidents de la Chine continentale montre que c’est une valeur prisée des deux côtés de la frontière.»

Les manifestations massives menées à Hong Kong ont débuté en juin 2019 afin de protester contre un projet de modification législative qui visait à autoriser l’extradition de résidents de Hong Kong vers la Chine continentale. Les manifestations se sont amplifiées, se transformant en mouvement en faveur du suffrage universel et d’un comportement plus responsable de la police.

Depuis juin, les autorités chinoises ont arrêté de nombreuses personnes ayant exprimé leur soutien aux manifestations à Hong Kong, parmi lesquelles :

  • Quan Shixin : arrêtée à Pékin le 25 juillet, accusée de « provoquer des querelles ». Elle avait critiqué le gouvernement chinois et exprimé son soutien aux manifestations de Hong Kong sur Twitter.
  • Ba Luning : arrêté par les autorités de la province du Shandong le 14 août, suspecté de « provoquer des querelles » après avoir avait exprimé son soutien aux manifestations de Hong Kong sur une messagerie privée WeChat.
  • Lai Rifu : arrêté le 15 septembre à Guangzhou, suspecté de « provoquer des querelles » après avoir partagé sur WeChat et Facebook la chanson « Glory to Hong Kong », devenue un hymne officieux du mouvement pro-démocratie.
  • Chen Yunfei, artiste et activiste arrêté le 19 septembre par la police de la province du Sichuan.

En vertu de l’article 293 du code pénal chinois, « provoquer des querelles » est un délit passible d’une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison dans le cas d’une première infraction. Ce délit est défini de manière vague, ce qui permet aux autorités de l’utiliser fréquemment contre les personnes  qui critiquent de manière pacifique le gouvernement chinois.

Communiqué complet en anglais :

www.hrw.org/news/2019/10/03/china-release-supporters-hong-kong-protests

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