(New York, le 17 septembre 2019) - Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, devrait rejoindre le nombre croissant de personnes dénonçant publiquement la détention massive de plus d'un million de Ouïghours et d'autres musulmans turciques dans la région du Xinjiang en Chine, ont déclaré conjointement Human Rights Watch et quatre autres organisations aujourd’hui. Cette demande a été exprimée dans une lettre adressée au Secrétaire général par Human Rights Watch ainsi qu’Amnesty International, la Commission internationale de juristes, le Congrès mondial ouïghour et la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH).

En condamnant publiquement et sans équivoque les politiques abusives du gouvernement chinois et en appelant à la fermeture immédiate de ses camps d '« éducation politique » au Xinjiang, Guterres prendrait une mesure importante face à l'un des problèmes les plus pressants en matière de droits humains depuis le début de son mandat aux Nations Unies.

Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, à gauche, photographié avec le président chinois Xi Jinping au Grand Palais du Peuple à Pékin, le 2 septembre 2018.

© 2018 AP Photo/Andy Wong

 « Le Secrétaire général Antonio Guterres devrait s’appuyer sur l’autorité de son mandat pour appeler sans ambiguïté les dirigeants chinois à fermer les centres de détention du Xinjiang, et à mettre fin aux abus », a déclaré Kenneth Roth, directeur exécutif de Human Rights Watch.

En juillet, 25 pays ont adressé au Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, une déclaration commune sur qui faisait état de graves préoccupations quant à la détention arbitraire et à la surveillance intensive exercées sur la population majoritairement turcique du Xinjiang au cours des dernières années.

Les organisations signataires de la lettre ont demandé à Guterres d'appeler les autorités chinoises à accorder à la Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, et à des experts de l'ONU un accès rapide et sans entrave aux camps. Ils lui ont également demandé de soutenir publiquement la création d'une mission d'enquête chargée d'évaluer l'ampleur et la nature des violations commises dans le Xinjiang, et d’en informer le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies.

Communiqué complet en anglais :

www.hrw.org/news/2019/09/17/un-chief-should-denounce-chinas-abuses-xinjiang

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