December 17, 2009

II. Prélude au massacre dans le Stade du 28 septembre et aux alentours

Choix de la date du rassemblement d’opposition

La décision des Forces Vives d’organiser un grand rassemblement le 28 septembre 2009 s’explique par l’importance historique de cette date pour les Guinéens. En effet, le 28 septembre 1958, la France a organisé un référendum dans ses colonies demandant à celles-ci de se prononcer pour ou contre leur intégration au sein d’une Communauté française. La Guinée fut la seule colonie française où le « non » à la proposition de la France l’emporta ; son indépendance fut déclarée quelques jours plus tard, le 2 octobre de la même année. Pour les Guinéens, le 28 septembre 1958 représente donc la date à laquelle la nation s’est unanimement prononcée en faveur de son indépendance.[18] Le stade de Conakry, choisi pour accueillir la manifestation, porte le nom de Stade du 28 septembre.

Les chefs des Forces Vives ont appelé à un rassemblement d’opposition massif à cette date pour deux raisons : tout d’abord pour montrer l’importance du soutien de la population en réponse aux déclarations du président du CNDD Dadis Camara, selon lesquelles les Forces Vives « ne sont rien »,[19] mais également pour remettre en question la candidature possible de Dadis Camara aux élections prévues pour janvier 2010, qui représentent pour les chefs de l’opposition l’espoir de voir la Guinée revenir entre les mains du peuple.

Peu après avoir pris la décision d’organiser le rassemblement, les Forces Vives ont demandé à Jean-Marie Doré, dirigeant du parti d’opposition l’UPG (l’Union pour le progrès de la Guinée) d’informer Dadis Camara de leur projet. Doré a rapporté la réponse formulée par Dadis Camara lors de leur rencontre du 19 septembre :

Lorsque nous avons décidé la date du meeting, je suis allé voir Dadis la même nuit pour l’informer de notre intention d’organiser un rassemblement pacifique. D’abord il n’était pas favorable, mais je lui avais dit que ce serait pacifique dans un lieu clos. Il a dit qu’il était préoccupé par les marches de protestation. Je lui ai dit que ce n’était pas le cas, mais qu’il y aurait une grande foule à pied pour le stade. Il nous a donné sa permission, donc j’ai immédiatement demandé au secrétariat des Forces Vives d’envoyer des lettres au directeur du stade, le ministre de la Justice, le ministre de l’Intérieur, le maire de Conakry, le ministre de la Jeunesse, et d’autres fonctionnaires.[20]

Même si Dadis Camara a laissé entendre qu’il ne s’opposait pas à la tenue du rassemblement prévu pour le 28 septembre, le CNDD a essayé d’empêcher son organisation. Ainsi, le 22 septembre, le ministre de la Jeunesse, Fodéba Isto Keira, a annoncé que le Stade du 28 septembre serait fermé au public du 23 septembre au 11 octobre, dans le but de préserver la qualité du terrain pour un match de football prévu le 11 octobre contre le Burkina Faso. Selon Keira, cette décision n’avait rien de « politique ».[21]

Le dimanche 27 septembre, le ministre de l’Intérieur, Frédéric Kolié, est intervenu sur la chaîne nationale pour déclarer que « toutes les manifestations sur le territoire national sont interdites jusqu’à la fête nationale du 2 octobre ».[22] En réaction à cette annonce, les dirigeants de l’opposition se sont réunis et ont décidé de ne pas annuler le rassemblement, en dépit de l’interdiction.[23] Le même jour, Dadis Camara a déclaré le 28 septembre jour férié, et a fait savoir qu’aucun rassemblement ne serait autorisé ce jour-là.[24]

Malgré ces déclarations des membres du gouvernement, les Forces Vives n’ont reçu aucun refus officiel à leur demande en faveur d’un rassemblement le 28 septembre et ont donc décidé de ne pas remettre en cause l’organisation de l’événement. Selon Oury Bah, vice-président de l’UFDG (l’Union des forces démocratiques de Guinée), les Forces Vives voulaient que le rassemblement ait lieu afin de montrer au CNDD l’importance du soutien populaire à l’opposition : « Nous avons dit à nos partisans de rester pacifiques, même s’il nous était impossible de rentrer dans le stade. Notre but était simplement de montrer que la population apportait son soutien à l’opposition. »[25] Les chefs de l’opposition ne s’attendaient pas à devoir faire face à une réponse violente de la part des forces de sécurité. En effet, depuis son arrivée au pouvoir, Dadis Camara avait publiquement déclaré à plusieurs reprises qu’il n’utiliserait pas l’armée contre la population, contrairement à ce qu’avaient fait ses prédécesseurs.[26]

Finalement, le 28 septembre à 1h du matin, Dadis Camara a téléphoné à Sidya Touré, chef du parti d’opposition l’UFR (l’Union des forces républicaines), à son domicile. Au cours de la conversation, relatée par Touré à Human Rights Watch, Dadis Camara a répété que le 28 septembre était un jour férié qui appartenait à tous les Guinéens, avant de déclarer que l’opposition « ne pouvait pas reprendre les dates historiques à son propre compte ». Camara a exigé que le rassemblement soit annulé et a proposé en échange qu’un rassemblement moins important se tienne le 29 septembre dans le stade Nongo, plus petit.[27] Touré a expliqué au président du CNDD qu’il ne restait plus assez de temps pour annuler l’événement et que les partisans de l’opposition commenceraient à se diriger vers le stade tôt le lendemain matin.[28]

Marche en direction du stade le matin du 28 septembre et tentatives des forces de sécurité de bloquer les manifestants

Au petit matin du 28 septembre, des dizaines de milliers[29] de partisans de l’opposition se sont dirigés vers le Stade du 28 septembre depuis différents quartiers de Conakry, envahissant les routes principales de l’étroite presqu’île où se situe la ville. En plusieurs points de l’itinéraire du cortège, les forces de sécurité ont usé de la violence pour tenter d’empêcher les manifestants d’atteindre le stade, blessant et tuant certains d’entre eux, laissant présager des événements qui allaient suivre. Les gendarmes, sous le commandement du capitaine Moussa Tiégboro Camara (sans lien de parenté avec Dadis Camara, le président du CNDD), le ministre chargé de la lutte anti-drogue et du grand banditisme, ont tenté une ultime fois d’empêcher les chefs de l’opposition d’entrer dans le stade en leur barrant la route, puis ont ensuite battu en retraite au vu de l’ampleur de la foule.

Le jour qui a suivi le massacre du stade, Dadis Camara a prétendu que des partisans de l’opposition qui se dirigeaient vers le rassemblement le matin du 28 septembre avaient pillé et incendié deux postes de police, et y avait saisi des armes à feu et explosifs avec l’intention de renverser par la force le gouvernement putschiste.[30] Certes la manifestation a été ponctuée d’actes de violence de la part de manifestants avant leur arrivée au stade (principalement des jets de pierres et l’incendie partiel du poste de police Bellevue), mais cette violence n’était en aucun cas généralisée. Contrairement à ce qu’a déclaré Dadis Camara, Human Rights Watch n’a recueilli aucune preuve démontrant que les partisans de l’opposition étaient munis d’armes lors de l’épisode des affrontements au poste de police Bellevue documenté ci-dessous, ni qu’aucun manifestant présent au stade ne portait une arme à feu. Par ailleurs, le CNDD n’a fourni aucune preuve susceptible d’appuyer ces accusations, comme des armes saisies au stade.

Tirs de gendarmes sur des manifestants non armés à proximité du stade

Aux alentours de 9h00 du matin, la police anti-émeute rattachée à la Compagnie mobile d’intervention et de sécurité (CMIS) et les gendarmes de l’Unité chargée de la lutte anti-drogue et du grand banditisme, placée sous le commandement du capitaine Tiégboro Camara, ont tenté d’empêcher des centaines de partisans de l’opposition rassemblés depuis 7h00 ou 8h00 du matin à proximité de l’entrée du stade d’entrer dans l’enceinte du bâtiment.[31] Des témoins de la scène ont expliqué à Human Rights Watch qu’alors que la foule enflait, Tiégboro est arrivé au stade et a donné l’ordre aux manifestants de rentrer chez eux. Comme ces derniers ne bougeaient pas, il a ordonné à un groupe de gendarmes de lancer des grenades lacrymogènes, puis, presque immédiatement après, de tirer à balles réelles. Selon les témoins, au moins deux personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées lors de l’incident.[32]Un témoin a raconté la scène :

Vers 9 heures, Tiégboro lui-même est arrivé au carrefour près du stade où nous étions bloqués. Il est descendu de son véhicule blindé et l’air surpris que les gens faisaient la fête pacifiquement. Il essaya de parler à la foule, mais on pouvait voir qu’il était en colère. Il a dit à tout le monde de quitter les lieux parce qu’aucune protestation n’a été autorisée. Les gens refusaient de partir, alors il a ordonné à ses gendarmes de lancer des grenades lacrymogènes, puis ils ont également tiré des coups de fusils et tué trois personnes, plus tard, j’ai vu deux de leurs corps. Les gendarmes ont tiré le côté droit où se trouvait Tiégboro. J’étais très proche de l’endroit où il se trouvait. Il leur a d’abord ordonné de tirer du gaz, et puis il leur a dit d’utiliser leurs fusils. Mais seulement quelques coups de feu ont été tirés.[33]

Affrontements aux ronds-points de Hamdalaye et de Bellevue

La pluie torrentielle qui tombait ce matin-là avait poussé un grand nombre de personnes à retarder leur départ pour le stade. Vers 8h30, alors que la pluie commençait à se calmer, une foule de manifestants est partie de différents quartiers de Conakry à pied, pour remplir la rue principale de Donka qui mène au stade. C’est dans cette rue, au niveau des ronds-points de Hamdalaye et de Bellevue, que de petites unités des forces de sécurité ont tenté d’empêcher la foule d’avancer au moyen de gaz lacrymogènes et, dans le cas de Bellevue, de tirs de munitions réelles.

Au rond-point de Hamdalaye, quelques agents de la police anti-émeute auraient tenté de bloquer le passage des manifestants en lançant des grenades lacrymogènes, mais auraient abandonné face à une foule trop nombreuse et auraient battu en retraite. Plusieurs témoins qui s’étaient rassemblés au rond-point de Bellevue ont décrit à Human Rights Watch comment aux environs de 10h du matin, les gendarmes ont lancé des grenades lacrymogènes et tiré à balles réelles, tuant au moins deux personnes et en blessant plusieurs autres. Parmi les personnes tuées par balle se trouvait Mamadou « Mama » Bah, un étudiant de 20 ans, qui a été touché alors qu’il regardait passer la foule devant la boutique de tailleur de son père.[34] Les manifestants ont ensuite commencé à jeter des pierres sur les forces de sécurité et à s’en prendre au poste de police le plus proche, incendiant partiellement celui-ci et plusieurs véhicules de police. Un policier a été blessé à la tête par une pierre et agressé par les manifestants.[35] Les forces de sécurité se sont retirées et la foule a continué sa route jusqu’au stade.

Tentative visant à empêcher les chefs de l’opposition de pénétrer dans le stade

Alors que les partisans de l’opposition se dirigeaient vers le stade, les principaux dirigeants de l’opposition, Sidya Touré, Cellou Dalein Diallo, François Lonsény Fall, Mamadou Mouctar Diallo et Mamadou Baadiko Bah, se sont retrouvés au domicile du chef de file de l’UPG, Jean-Marie Doré, non loin du stade.[36]

Toute la matinée, des chefs religieux de haut rang tels que l’imam de la grande mosquée Fayçal, El Hadj Ibrahima Bah, et l’évêque anglican, Mgr Albert Gomez, ont joué les médiateurs entre Dadis Camara et les chefs de l’opposition dans le but d’éviter toute violence.[37] Alors que les dirigeants des partis d’opposition étaient sur le point de se rendre au stade, ils ont appris par téléphone que les chefs religieux étaient en route vers le domicile de Jean-Marie Doré avec un message de la part du président du CNDD. Tous les chefs de l’opposition sont alors partis rejoindre leurs partisans, sauf Jean-Marie Doré qui est resté chez lui pour recevoir les chefs religieux et entendre leur message. Selon Doré, les chefs religieux auraient affirmé que Dadis Camara était d’accord pour ne pas user de la violence contre les participants au rassemblement à condition que les chefs d’opposition acceptent d’aller au stade, de demander à leurs partisans de se disperser dans le calme et d’abandonner l’idée d’aller au camp Alpha Yaya, bien qu’il n’en ait jamais été question.[38]

Selon plusieurs témoins et les chefs de l’opposition eux-mêmes, alors que ces derniers avançaient vers le stade, plusieurs dizaines de gendarmes précédés du capitaine Tiégboro Camara leur ont bloqué le passage au niveau de l’Université Gamal Abdel Nasser, laquelle est attenante au stade. Tiégboro leur a alors ordonné de faire demi-tour, ce qu’ils ont refusé de faire. S’est ensuivi un moment de vive tension. Quelques minutes plus tard, les manifestants à l’intérieur du stade ont appris que les dirigeants de l’opposition étaient bloqués à l’extérieur, et plusieurs d’entre eux sont sortis prêter main forte aux chefs politiques en allant encercler Tiégboro et ses troupes. Tiégboro a alors ordonné aux dirigeants d’entrer dans le stade et de dire aux manifestants de rentrer chez eux dans le calme. Selon des témoins, il aurait ensuite donné l’ordre à ses gendarmes de tirer quelques coups de feu en l’air et de se frayer un passage pour sortir de la foule. Les manifestants ont alors pris les chefs des partis d’opposition sur leurs épaules et les ont emmenés à l’intérieur du stade.[39] Un commerçant de 39 ans a décrit l’ambiance qui régnait alors :

Lorsque Tiégboro a disparu, nous avons supposé que nous avions la permission de tenir notre rassemblement. Nous avions marché avec nos dirigeants scandant « Liberté ! Liberté ! » Nous avions dit que nous étions fatigués de 50 ans de dictature. Vers 11 heures, nous sommes tous entrés dans le stade par la porte principale. Ce fut une merveilleuse atmosphère ... de dance dans la joie. On scandait : « Vive la nation, nous voulons la liberté ».[40]

Lorsqu’ils sont arrivés, aux alentours de 11h00, les chefs politiques se sont retrouvés dans un stade rempli de dizaines de milliers de sympathisants triomphants en train de scander des slogans pro-démocratiques, de chanter, de danser et de défiler autour de la piste du stade en brandissant des affiches et le drapeau guinéen. Des dizaines de manifestants priaient au milieu du stade.[41]

[18] Entretien de Human Rights Watch avec Jean-Marie Doré, Conakry, 19 octobre 2009.

[19] Ibid.

[20] Ibid.

[21] Keira, ministre, a déclaré aux médias : « Le stade est fermé en raison de la préparation du match contre le Burkina Faso, prévu le 11 octobre. L’organisation de manifestations, de spectacles musicaux ou d’autres [événements] serait fatale à la pelouse à la veille de cette rencontre importante, et nous ne disposons pas d’un autre stade. Cette décision n’a donc rien de politique, et de toute manière je n’ai pas reçu de demande d’autorisation pour un rassemblement au Stade du 28 septembre. »« Guinea authorities close down stadium ahead of civil society meeting » (en français), Guineenews.org, 24 septembre 2009, traduit en anglais par la direction des transmissions de la BBC Afrique, 24 septembre 2009 ; « Le ministre de la jeunesse interdit toute manifestation au stade 28 septembre », Aminata.com, 23 septembre 2009, http://www.aminata.com/component/content/article/6204-le-ministre-de-la-jeunesse-interdit-toute-manifestation-au-stade-28-septembre (consulté le 27 octobre 2009).

[22] « Guinea junta moves to ban opposition rally » (La junte guinéenne veut interdire le rassemblement de l’opposition), Agence France-Presse, 27 septembre 2009.

[23] Ibid. ; « Maintien du Meeting au stade du 28 septembre », communiqué des Forces Vives, 27 septembre 2009, http://www.aminata.com/component/content/article/6263-maintien-du-meeting-au-stade-du-28-septembre- (consulté le 1er décembre 2009).

[24] Entretien de Human Rights Watch avec Jean-Marie Doré, Conakry, 19 octobre 2009.

[25] Entretien par téléphone de Human Rights Watch avec Oury Bah, 10 novembre 2009.

[26] Ibid.

[27] Entretien de Human Rights Watch avec Jean-Marie Doré, Conakry, 19 octobre 2009.

[28] Ibid.

[29] Selon les médias internationaux, la manifestation avait rassemblé 50 000 partisans de l’opposition dans le stade et ses environs lorsque le massacre a eu lieu. « ‘Dozens killed’ at Guinea protest » (Des dizaines de tués lors d’une manifestation en Guinée), BBC, 29 septembre 2009 ; « Foreign gunmen helped Guinea crackdown - witnesses » (Des tireurs étrangers ont contribué à des actes de répression en Guinée : témoins), Reuters, 2 octobre 2009.

[30] « Entretien / Guinée : Même le chef de l’Etat ne peut pas contrôler ce mouvement’ », Radio France Internationale, 29 septembre 2009, http://www.rfi.fr/actufr/articles/117/article_85126.asp (consulté le 10 novembre 2009).

[31] Une vidéo visionnable en ligne montre des images des événements, notamment Tiégboro sur le toit d’une voiture avec d’autres membres de forces de sécurité en train de crier devant une foule. « 28sept », vidéo YouTube , http://www.youtube.com/watch?v=1RPZXd3LPxI&feature=player_embedded (consultée le 11 novembre 2009).

[32] Entretien de Human Rights Watch avec un témoin présent à proximité du stade, Conakry, 15 octobre 2009.

[33] Entretien de Human Rights Watch avec un témoin présent à proximité du stade, Conakry, 15 octobre 2009.

[34] Entretien de Human Rights Watch avec un proche de la victime, Conakry, 19 octobre 2009.

[35] Entretien de Human Rights Watch avec le médecin qui a soigné le policier blessé, Conakry, 16 octobre 2009.

[36] Entretien de Human Rights Watch avec Jean-Marie Doré, Conakry, 19 octobre 2009. Les chefs de l’opposition représentent les principales factions des Forces Vives : Sidya Touré, dirigeant de l’Union des forces républicaines (UFR) et ancien premier ministre de la Guinée (1996-1999) ; Cellou Dalein Diallo, dirigeant de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) et ancien Premier ministre (2004-2006) ; François Lonsény Fall, dirigeant du Front uni pour la démocratie et le changement (FUDEC) et ancien premier ministre (2004) ; Mamadou Mouctar Diallo, jeune dirigeant à la tête des Nouvelles forces démocratiques (NFD) ; Mamadou Baadiko Bah, dirigeant de l’Union des forces démocratiques (UFD), et Jean-Marie Doré de l’Union pour le progrès de la Guinée (UPG).

[37] Entretien de Human Rights Watch avec Jean-Marie Doré, Conakry, 19 octobre 2009.

[38] Ibid.

[39] Entretiens de Human Rights Watch avec Mamadou Mouctar Diallo, Conakry, 20 octobre 2009, et deux partisans de l’opposition présents à proximité du stade, Conakry, 15 octobre 2009.

[40] Entretien de Human Rights Watch avec un partisan de l’opposition à proximité du stade, Conakry, 15 octobre 2009.

[41] Vidéo de la foule dans le stade avant l’arrivée des forces de sécurité, fichiers de Human Rights Watch.