June 3, 2009

VI. Les exactions des FNL : La répression en tant que stratégie politique

Les dirigeants des FNL, à l’instar de leurs homologues du gouvernement et du CNDD-FDD, ont autorisé des meurtres et autres actes de violence, notamment des enlèvements, et se sont mis en défaut d’empêcher leurs membres de commettre d’autres délits. Ils ont perpétré des attaques armées contre des sites hébergeant des présumés « dissidents » des FNL afin d’envoyer un message politique faisant comprendre qu’ils ne toléraient pas l’existence de ces groupes. Ils ont enlevé des policiers, des soldats, des agents du renseignement ainsi que des civils proches du CNDD-FDD, tuant au moins l’un d’entre eux, tandis que d’autres ont été pris en otage. Même après que les FNL eurent entamé leur processus de transformation en parti politique début 2009, ils ont assassiné un membre civil de la JPH et en ont enlevé et torturé un autre parce que ces deux personnes avaient exprimé des vues divergentes.

Jusqu’à mars 2009, les dirigeants des FNL n’ont pas coopéré avec la police pour arrêter leurs membres soupçonnés d’activité criminelle et n’ont pas davantage pris les mesures qui s’imposaient pour sanctionner les membres des FNL impliqués dans des meurtres et des vols. Toutefois, vers la fin mars, cette politique semble avoir connu un changement encourageant, les dirigeants ayant aidé la police à appréhender plusieurs combattants FNL recherchés pour des délits, dont Isaac Manirakiza (alias « Sénégalais »), commandant du camp de Rukoko.[137] Cependant, à ce jour, personne n’a été arrêté pour les délits décrits dans le présent chapitre. Aucun de ces délits n’est couvert par « l’immunité provisoire » car ils ont tous eu lieu après l’accord de cessez-le-feu de septembre 2006.

Attaques armées menées contre des combattants dissidents par « légitime défense »

Fin 2007 et début 2008, les FNL ont commis des meurtres dans le but d’intimider ou d’éliminer ce qu’ils percevaient comme une « concurrence ». Bien qu’elles aient nié toute responsabilité dans les meurtres des personnes proches du CNDD-FDD décrits plus haut dans les cas d’étude, elles ont reconnu leur responsabilité dans une série d’attaques menées à l’encontre d’un groupe connu au Burundi sous l’appellation de « présumés dissidents des FNL ». Ce groupe prétend avoir quitté les FNL afin de rechercher la paix.[138] Le porte-parole des FNL, Pasteur Habimana, a expliqué les attaques en invoquant la « légitime défense » car l’existence du groupe est considérée comme une menace pour l’identité du Palipehutu-FNL.[139]

En août 2007, peu après que les FNL eurent quitté les négociations sur un cessez-le-feu, un groupe armé affirmant être composé de combattants FNL a installé un camp de fortune dans la commune de Buterere à Bujumbura.[140] Ils ont déclaré qu’ils rejetaient le leadership d’Agathon Rwasa et qu’en tant que « vrais » FNL, ils voulaient poursuivre les négociations.[141] Les FNL principales ont affirmé que le groupe n’était pas composé de vrais combattants FNL et qu’ils avaient été recrutés par le gouvernement pour fournir un partenaire accommodant à la table des négociations.[142]

En septembre et octobre 2007, les FNL ont attaqué les présumés dissidents à de multiples reprises, tout d’abord à Buterere, puis à nouveau après que la vaste majorité d’entre eux eurent remis leurs armes et se furent installés dans des sites protégés par des soldats de la FDN et de la force de maintien de la paix de l’Union africaine (UA).[143] Les attaques menées contre les sites de dissidents à Buterere le 3 septembre, à Rugazi le 25 septembre et à Gakungwe le 21 octobre ont coûté la vie à 29 dissidents non armés et à un civil. À Gakungwe, des combattants FNL ont décapité des dissidents et laissé leurs têtes le long de la route, envoyant un message clair aux dissidents ou aux transfuges potentiels.[144]

Outre les attaques militaires contre les sites, les dissidents ont également signalé que les FNL avaient perpétré une série d’assassinats ciblés visant leurs membres, mais les FNL ont démenti cette affirmation.[145] Le 2 octobre 2007, dans la forêt de Kibira, des combattants FNL ont tué huit autres combattants qui tentaient de faire défection.[146] Le 13 octobre, des agresseurs non identifiés ont fait feu sur des dirigeants dissidents qui sortaient d’une réunion à l’Hôtel Albatros à Bujumbura, tuant trois de ces personnes et en blessant grièvement une quatrième.[147] Selon un dirigeant dissident, au moins quatre autres dissidents ont été tués entre novembre 2007 et mars 2008.[148] Les enquêtes ouvertes par la police sur ces diverses attaques n’ont débouché sur aucune inculpation criminelle.

Le porte-parole des FNL, Pasteur Habimana, a reconnu la responsabilité des FNL dans les attaques menées contre les sites. Il a largement invoqué la « légitime défense » pour justifier ces opérations, essentielles selon lui pour garantir l’usage exclusif du nom Palipehutu-FNL par son groupe, essentielles aussi pour protéger son dirigeant Rwasa. Selon Habimana, le gouvernement est responsable de la multiplication du nombre de dissidents et de l’installation des sites de dissidents près des postes des FNL, mesures visant à affaiblir son mouvement.[149]

Que le gouvernement ait encouragé ou non la formation des dissidents FNL, il n’en demeure pas moins que les attaques des FNL et le meurtre de personnes non armées constituent des crimes graves. Ils ont également créé un dangereux précédent, envoyant aux soldats des FNL le message selon lequel même en temps de paix relative, la violence était une solution acceptable pour résoudre un différend politique.

Enlèvements et attaques contre des civils

Les membres des FNL sont également responsables d’un certain nombre d’enlèvements de civils, de policiers et de soldats. Les otages ont presque invariablement été emmenés dans les forêts de Rukoko et de Kibira, zones contrôlées par les FNL. Certains enlèvements ont apparemment été ordonnés par les dirigeants des FNL, étant donné que les libérations ont été obtenues dans le cadre de négociations de haut niveau à Dar es-Salaam.[150] D’autres, en particulier bon nombre des cas plus récents, semblent avoir été effectués sans que les dirigeants soient au courant, semblant indiquer un manque de discipline dans les rangs des FNL. Dans le passé, les FNL exerçaient un contrôle étroit et centralisé. Néanmoins, ce contrôle s’est affaibli fin 2007 et début 2008, lorsqu’un nombre accru de viols, d’agressions et de vols ont également été attribués à des membres des FNL, dont beaucoup étaient de nouvelles recrues.[151] Le manque de volonté ou l’incapacité dont font preuve la police et les procureurs pour pénétrer le mouvement a permis la commission de ces crimes en toute impunité.[152]

Fin 2007 et début 2008, les FNL ont enlevé au moins quatre civils et plusieurs policiers et soldats en vue de les échanger contre des combattants FNL en détention officielle. Ainsi, Léonidas Ndereyimana, fonctionnaire local de la commune de Bubanza, a été enlevé en octobre 2007 et détenu pendant deux jours. Elie Nzobandora et Désiré Sindayigaya ont été enlevés respectivement en décembre 2007 et janvier 2008. Ils ont été détenus dans la forêt de Rukoko jusqu’en février, lorsque leur liberté a été négociée par un homme d’affaires burundais. Un agent du SNR, Samuel Baphumeko, et un soldat de la FDN, Ngomirakiza, ont été détenus à Rukoko en même temps que Nzobandora et Sindayigaya.[153] Une adolescente, fille d’un responsable du CNDD-FDD de la commune de Musigati, province de Bubanza, a été enlevée en février 2008. Elle a été battue et retenue en otage pendant deux jours dans la forêt de Kibira jusqu’à ce que son père verse une rançon.[154]

Également en février 2008, dans la commune de Kanyosha à Bujumbura, des membres des FNL ont enlevé VG et deux autres hommes parce qu’ils étaient soupçonnés de travailler pour le SNR. Lorsqu’un membre des FNL qui était présent a reconnu l’une des victimes et a confirmé qu’elle ne travaillait pas pour le SNR, les hommes ont été libérés.[155]

Les enlèvements ont cessé temporairement avec la reprise des négociations en mai 2008 mais ont recommencé en novembre, après qu’un certain nombre de membres du Palipehutu-FNL eurent été arrêtés pour avoir participé à des manifestations non autorisées le 27 octobre. Le 13 novembre 2008, des combattants basés à la colline Kibuye, un site de pré-rassemblement,[156] dans la commune de Rugazi, province de Bubanza, ont enlevé le directeur d’un centre médical.[157] Il a été détenu jusqu’au 26 décembre, date à laquelle il a été libéré en échange de deux membres des FNL incarcérés à la prison de Bubanza. De hauts responsables des FNL à Bujumbura ont déclaré qu’ils n’avaient été mis au courant de la prise d’otage que des semaines plus tard.[158]

Des combattants des FNL ont été soupçonnés d’être à l’origine de l’enlèvement d’un fonctionnaire local, Alphonse Shikamiro, dans la commune de Gihanga, province de Bubanza, le 4 novembre 2008.[159] Un haut responsable des FNL a nié toute responsabilité de son mouvement, mais l’affaire de Kibuye a démontré que les dirigeants ne contrôlaient pas nécessairement les événements au niveau local. Au moment où ont été écrites ces lignes, on ignorait l’endroit où se trouvait Shikamiro et s’il allait bien ; la police et les autorités administratives ont déclaré que selon les rumeurs, il aurait été emmené à la base des FNL dans la forêt de Rukoko et aurait été tué.[160] Plus tard en novembre, deux soldats ont été enlevés et violemment passés à tabac par des membres des FNL réclamant la libération de prisonniers. Ils ont été libérés le jour même suite à l’intervention d’un commandant des FNL.[161]

Meurtres et enlèvements de membres de la JPH soupçonnés de dissidence

Le 27 janvier 2009, alors que les pourparlers de paix progressaient et que les FNL nouvellement rebaptisées avaient entrepris les procédures d’agrément en tant que parti politique, la Radio Publique Africaine (RPA), une station burundaise, a reçu un communiqué d’une personne disant s’appeler Gédéon Uwisezerano et affirmant écrire au nom du « Palipehutu-FNL ». Il disait représenter un groupe de combattants qui avaient rejeté le changement de nom ainsi que d’autres compromis accordés lors des négociations, ajoutant que les dirigeants des FNL Jacques Bigirimana, Pasteur Habimana et Anatole Bacanamwo n’étaient « plus reconnus par le Palipehutu-FNL ».[162] Au cours d’une interview accordée ultérieurement à la RPA, « Uwisezerano » (qui a révélé au journaliste qu’il s’agissait d’un nom d’emprunt) a soutenu qu’il avait l’appui d’autres dirigeants des FNL, Jonas Nshimirimana et Ibrahim Ntakirutimana. Il a donné au président des FNL, Agathon Rwasa, un mois pour déterminer dans quel camp il était.[163]

Les dirigeants des FNL ont dénoncé publiquement la lettre dans une apparition conjointe à la télévision et peu d’observateurs du processus de paix ont semblé prendre la lettre très au sérieux. Mais le 31 janvier, des combattants FNL ont enlevé Jean-Baptiste Nsabimana, un membre civil de la JPH de Buterere, qui avait publiquement remis en question le changement de nom. Sous la direction du commandant FNL Antoine Bariyanka (alias « Shoot » ou « Shuti »), ils l’ont forcé à monter dans un Land Cruiser Prado, l’un des 40 véhicules mis à la disposition des FNL pendant les pourparlers de paix par l’équipe de facilitateurs dirigée par l’Afrique du Sud. Un soldat de la paix sud-africain se trouvait dans le véhicule et a assisté à l’enlèvement. Nsabimana a été emmené dans la forêt de Rukoko, interrogé sur son éventuel rôle dans ce que les FNL considéraient comme une tentative de coup d’État interne, et torturé.[164] Contacté par une chercheuse de Human Rights Watch quelques heures après l’enlèvement, le porte-parole des FNL, Pasteur Habimana, a déclaré qu’il ignorait tout de l’incident mais a garanti à la chercheuse que si des combattants de Rukoko avaient effectivement pris des otages, il veillerait à ce que ceux-ci ne soient pas maltraités.[165] Nsabimana a été libéré une semaine plus tard.

Entre-temps, le 2 février, des combattants FNL ont enlevé Abraham Ngendakumana, un autre membre de la JPH de Buterere. Il a été emmené de chez lui par environ 6 combattants. Un témoin a identifié un certain « Bakary ». Le même soir, son épouse a contacté la police, qui a dit ne pouvoir rien faire car il s’agissait « d’une affaire interne des FNL ». Des officiers de police lui ont donné le numéro de téléphone du « chef d’état-major » des FNL, Ibrahim Ntakirutimana, qu’elle a contacté le lendemain. Le 4 février, elle a reçu une lettre signée « FNL » lui conseillant de « cesser de faire du bruit ». Le 6 février, le corps de Ngendakumana a été retrouvé dans la zone de Mubone (commune de Buterere, Bujumbura), endroit situé entre la maison de la victime et la forêt de Rukoko. Il avait été décapité.[166]

Le chef d’état-major des FNL, Ntakirutimana, a par la suite arrêté Bakary et un autre combattant dans la forêt de Rukoko, apparemment pour les interroger sur le meurtre. Lorsqu’on lui a demandé pourquoi ils n’avaient pas été remis à la police ou aux autorités judiciaires burundaises, Ntakirutimana a répondu, « Ils sont des nôtres. Nous ne les rendrons pas avant d’être sûrs qu’ils sont coupables ».[167] Au moment de la rédaction du présent rapport, les FNL n’avaient remis aucun des suspects du meurtre.[168]

Exactions commises par des présumés dissidents des FNL

À l’instar des FNL traditionnelles, les dénommés dissidents des FNL qui ont été victimes des attaques des FNL fin 2007 et début 2008 se sont également mis en défaut de renoncer à l’usage de la force. Après avoir été transférés ici et là par le gouvernement, quelque 3 000 dissidents ont finalement été réinstallés sur les sites de Randa et de Buramata dans la province de Bubanza, où la majorité a été retenue pendant un an et demi pendant que le processus de paix entre le gouvernement et le mouvement principal du Palipehutu-FNL avançait péniblement.

Des dissidents ont profité du fait qu’ils avaient accès à des armes et qu’ils n’étaient pas connus dans la région pour commettre des délits graves, notamment des meurtres, des viols et des vols.[169] Les dirigeants des dissidents n’ont guère agi pour contenir la criminalité ou remettre les délinquants suspects à la police.

Des dissidents ont également utilisé la force à des fins politiques. En février 2008, des dissidents ont pris en otage les soldats de la paix de l’Union africaine qui gardaient le site de Randa pour forcer l’ambassadeur de l’Union africaine à les rencontrer.[170] Ils ont également refusé pendant plusieurs mois de remettre à l’UNICEF un groupe de plus de 200 enfants soldats en vue de leur démobilisation. Selon un fonctionnaire de l’ONU, l’objectif de ces deux actions était d’obliger l’ONU ou l’UA à s’arranger pour qu’ils participent aux pourparlers de paix avec ou à la place du groupe principal, le Palipehutu-FNL.[171] Fin avril, suite à la brève reprise des combats, l’UNICEF a obtenu la libération des enfants qui ont été transférés dans un centre de démobilisation à Gitega.[172]

Le 22 avril 2009, le gouvernement a accepté l’incorporation de 250 dissidents dans les rangs de la police nationale et de l’armée aux côtés des membres des FNL traditionnelles à intégrer.[173] D’autres sont restés dans les camps et au moment où ont été écrites ces lignes, le gouvernement n’avait pas encore annoncé de politique de démobilisation pour les dissidents restants.

[137]Entretien de Human Rights Watch avec le Commissaire de la PNB en charge de l’Information, Louis Nkurikiya, Bujumbura, 28 avril 2009.

[138]La véracité de certains groupes ou personnes qui affirment être des ex-combattants FNL est douteuse. Le groupe dont il est question ici est généralement désigné au Burundi sous le nom de « présumés dissidents des FNL », reflétant des doutes à propos de leur identité. Les entretiens de Human Rights Watch avec des membres du groupe et d’autres personnes donnent à penser que certains sont véritablement des ex-membres des FNL tandis que d’autres ne le sont pas.

[139]Entretien de Human Rights Watch avec Pasteur Habimana, Bujumbura, 14 septembre 2008.

[140]Ligue Iteka, « La tension monte entre des des [sic] éléments du FNL, se trouvant à Buterere, qui se sont scindés deux groupes », non daté, http://www.ligue-iteka.africa-web.org/article.php3?id_article=1985  (consulté le 6 août 2008) ; Radio Télévision Nationale du Burundi, « Des affrontements entre le FNL Palipehutu et les dissidents de ce mouvement armé ont été signalés en commune de Kinama », 3 septembre 2007, http://www.burundi-quotidien.com/securite1.html (consulté le 19 septembre 2008).

[141]Entretien de Human Rights Watch avec le porte-parole des dissidents FNL, Godeship Ntakarutimana, Rugazi, 26 septembre 2007.

[142]« Le PALIPEHUTU-FNL revendique une attaque au Burundi », Christophe Casalegno, PANA, 6 septembre 2007, http://www.intelink.info/fre/actualites/terrorisme/20709060859_le_palipehutu_fnl_revendique_une_attaque_au_burundi (consulté le 7 août 2008). Cette impression était partagée par certains représentants du gouvernement, notamment un haut responsable de l’armée qui a déclaré que le groupe dissident provenait « d’une fracture au sein du Palipehutu-FNL provoquée par le gouvernement ». Entretiens de Human Rights Watch avec des responsables de l’armée et de la police, Bujumbura, 19 septembre et 18 octobre 2007, et 16 avril et 9 septembre 2008. Ce n’est pas non plus la première fois que les FNL se seraient scindées entre ceux qui appuient le processus de paix et ceux qui ne l’appuient pas. En octobre 2005, une série d’événements analogues a abouti à la création d’une faction dissidente des FNL dirigée par Jean-Claude Sindayigaya. Des allégations similaires concernant les relations entretenues par Sindayigaya avec le gouvernement ont été avancées et cette faction ne s’est jamais vraiment concrétisée ni engagée dans des pourparlers fructueux avec le gouvernement. Voir Human Rights Watch, Faux pas dans un moment crucial.

[143]Les dissidents ont été désarmés mais pas démobilisés avant avril 2009. Jusque là, un petit nombre de dissidents (entre cinq et dix) ont été autorisés à garder leurs armes à Rugazi et ensuite à Randa, apparemment pour protéger leurs dirigeants. Au site de Buramata, les soldats de la FDN ont autorisé les dissidents à garder des armes dans leurs tentes. Entretiens de Human Rights Watch avec des dissidents et des soldats de la FDN et de l’UA, Rugazi, 26 septembre 2007, Randa, 1er décembre 2007, et Buramata, 11 février 2008.

[144]Entretiens de Human Rights Watch avec le porte-parole de la FDN, le Colonel Adolphe Manirakiza, Bujumbura, 20 septembre 2007 ; avec des dissidents des FNL et avec le Général Fabien Nzisabira, à l’époque Commandant de la Première Région militaire (FDN), Rugazi, 26 septembre 2007 ; avec le Ministre de la Défense, le Lieutenant-Général Germain Niyoyankana, Bujumbura, 27 septembre 2007 ; et avec des dissidents et des responsables de la FDN, Gakungwe, 30 octobre 2007.

[145]Entretien de Human Rights Watch avec Pasteur Habimana, Bujumbura, 14 septembre 2008.

[146]Ligue Iteka, « Inertie des institutions étatiques sur fond de calculs politiciens: Rapport annuel sur la situation des droits de l’homme, édition 2007 », juin 2008, p. 26.

[147]Entretiens de Human Rights Watch avec Nestor Banzubaze, dirigeant dissident et rescapé de l’attaque, Bujumbura, 17 octobre 2007.

[148] Entretien de Human Rights Watch avec AH, dirigeant des présumés dissidents des FNL, Bujumbura, 1er août 2008.

[149] Entretien de Human Rights Watch avec Pasteur Habimana, Bujumbura, 14 septembre 2008. À partir de début septembre, le nombre de dissidents est passé de plusieurs centaines à plusieurs milliers. Habimana n’a pas été le seul à affirmer que cette augmentation résultait de l’action du gouvernement mais comme l’ont déclaré des responsables du gouvernement et de l’armée, elle était également due aux rassemblements spontanés de civils espérant se faire passer pour des combattants afin de tirer parti des avantages escomptés d’un programme de démobilisation. En avril 2009, une commission gouvernementale a déterminé que seules 250 personnes répondaient aux conditions d’intégration au sein de l’armée tandis que le nombre de personnes qui seront démobilisées n’était pas encore connu. Entretien téléphonique de Human Rights Watch avec un responsable du BINUB, 28 avril 2009.

[150]Arib Info, « Jean-Marie RURIMIRIJE revêt l’habit de ‘Facilitateur’ », 4 février 2008.

[151]Mémorandums de fonctionnaires du BINUB en charge des droits humains à Ismaël A. Diallo, alors Directeur de la Division droits de l’homme, BINUB, produits mensuellement entre septembre 2007 et août 2008.

[152] Entretien de Human Rights Watch avec un proche de la victime et des fonctionnaires locaux, commune de Bugarama, province de Bujumbura Rural, 4 mars 2008.

[153]Arib Info, « Jean-Marie RURIMIRIJE revêt l’habit de ‘Facilitateur’ », 4 février 2008.

[154]Entretien de Human Rights Watch avec un fonctionnaire local, Musigati, 21 mai 2008.

[155]Entretien de Human Rights Watch avec VG, Bujumbura, 14 février 2008.

[156] Après que les FNL eurent repris les pourparlers de paix en mai 2008, la plupart de leurs combattants se sont installés dans cinq sites de « pré-rassemblement », où ils ont attendu d’être transférés dans un site officiel en vue de leur désarmement et démobilisation.

[157]Entretiens de Human Rights Watch avec le Commissaire régional de la police judiciaire Gaston Uwimana, Bujumbura, 21 novembre 2008, et avec un fonctionnaire local, Rugazi, 3 décembre 2008.

[158]Entretien téléphonique de Human Rights Watch avec l’un des représentants des FNL au Mécanisme conjoint de vérification et de suivi, Anatole Bacanamwo, 26 décembre 2008.

[159] Entretien de Human Rights Watch avec un responsable du BINUB , Bujumbura, 24 novembre 2008. Entretiens de Human Rights Watch avec Gaston Uwimana, Bujumbura, 21 novembre 2008 ; un responsable du BINUB, Bujumbura, 24 novembre 2008 ; et le Gouverneur de Bubanza Pascal Nyabenda, Bubanza, 15 janvier 2009 ; « Un élu collinaire enlevé probablement par le Palipehutu-FNL en commune Gihanga », Agence Burundaise de Presse, 6 novembre 2008.

[160]Entretiens de Human Rights Watch avec Gaston Uwimana, Bujumbura, 21 novembre 2008 et avec le Gouverneur de Bubanza Pascal Nyabenda, Bubanza, 15 janvier 2009.

[161]Entretien téléphonique de Human Rights Watch avec le porte-parole de la FDN, le Colonel Adolphe Manirakiza, 27 novembre 2008, et avec des victimes, Bujumbura, 28 novembre 2008.

[162]Palipehutu-FNL, « Communiqué de presse »,  27 janvier 2009, en possession de Human Rights Watch.

[163]Entretien de Human Rights Watch avec un journaliste de la RPA, Bujumbura, 1er  février 2009.

[164]Entretien de Human Rights Watch avec DR, membre de la JPH , Bujumbura, 31 janvier 2009 ; avec DR et HN, membres de la JPH, Bujumbura, 8 février 2009, et avec CH, membre haut placé des FNL, par téléphone, 31 janvier 2009.

[165] Entretien téléphonique de Human Rights Watch avec Habimana, 31 janvier 2009.

[166]Entretiens de Human Rights Watch avec DR et HN, Bujumbura, 8 février 2009 ;  avec des habitants de Buterere, Bujumbura, 10 février 2009 ; et avec le porte-parole de la PNB, Pierre Channel Ntarabaganyi, Bujumbura, 11 février 2009.

[167] Entretien téléphonique de Human Rights Watch avec le chef d’état-major des FNL, Ibrahim Ntakirutimana, 11 février 2009.

[168] Entretien téléphonique de Human Rights Watch avec le porte-parole de la PNB Ntarabaganyi, 25 mars 2009.

[169] Entretien de Human Rights Watch avec un fonctionnaire local, Kabezi, 30 octobre 2007 ; avec un officier de police, Mpanda, Bubanza, 26 mai 2008 ; et avec le porte-parole de la PNB Ntarabaganyi, Bujumbura, 18 août 2008 ; « L’insécurité devient préoccupante sur certaines collines de la province Bubanza », Agence Burundaise de Presse, 4 février 2008 ; « Les dissidents du Palipehutu-FNL du site de Randa menacent la sécurité des populations environnantes », Agence Burundaise de Presse, 1er  mars 2008 ; « Les dissidents du Palipehutu-FNL des sites de Randa et Buramata accusés de vols à main armée », Agence Burundaise de Presse, 11 mars 2008. 

[170]Entretien de Human Rights Watch avec un haut responsable de la FDN, Bujumbura, 21 février 2008 ; avec le porte-parole de la FDN, le Colonel Adolphe Manirakiza, Bujumbura, 1er avril 2008 ; avec AH, dirigeant des dissidents FNL, Randa, 11 février 2008, et Bujumbura, 1er août 2008 ; et avec MT, dirigeant des dissidents FNL, Buramata, 11 février 2008.

[171]Entretien de Human Rights Watch avec LL, fonctionnaire de l’ONU, Bujumbura, 14 avril 2008 ; communication électronique envoyée à Human Rights Watch par LL, 20 août 2008.

[172]Communication électronique envoyée à Human Rights Watch par un fonctionnaire de l’ONU, 20 août 2008.

[173]Entretien téléphonique de Human Rights Watch avec un responsable du BINUB, 28 avril 2009.