19 juin 2009

V. Méthodolog ie

Ce rapport s’appuie sur des recherches de Human Rights Watch menées dans le sud-est du Tchad, notamment les résultats d’enquêtes de missions à Koukou-Angarana et ses environs en février 2009, à Goz Beida et ses environs en juin 2008 et dans des zones rurales situées entre Dogdoré et Tiero-Marena en juillet/août 2007.

 Ce rapport s’appuie aussi sur plusieurs centaines d’entretiens conduits auprès de témoins oculaires, de victimes de violence, de personnes déplacées à l’intérieur du pays, de personnes ayant regagné leur lieu d’origine, de chefs tribaux et communautaires, de fonctionnaires et de membres de groupes armés. Des résultats de recherches menées par Human Rights Watch au cours d’années précédentes ont été utilisés pour fournir le contexte des évolutions plus récentes, notamment les résultats de missions menées à bien dans le sud-est du Tchad en janvier 2006, mars/avril 2006, et octobre/novembre 2006.

Dans la mesure du possible, les entretiens auprès de sources ont été conduits en privé, avec seulement le chercheur de Human Rights Watch, la personne interrogée, et (au besoin) la présence d’un interprète. Les entretiens ont été menés en français ou en anglais avec une traduction à partir de l’arabe ou d’autres langues locales. Il a été demandé aux personnes interrogées de ne relater que les événements qu’elles ont personnellement vécus et observés. Dans la plupart des cas, les noms des personnes interrogées ont été dissimulés afin de protéger leur vie privée et de garantir leur sécurité.

L’évaluation par Human Rights Watch du traitement des personnes déplacées dans ce rapport est basée sur les normes établies dans les Principes directeurs de l’ONU relatifs au déplacement de personnes à l’intérieur de leur propre pays.