VIII. Recommandations
Au gouvernement congolais
-
Mener des enquêtes et traduire en justice
tous les militaires, quel que soit leur rang, impliqués dans de graves
violations du droit humanitaire international, notamment l'utilisation des
soldats de maintien de la paix de l'ONU comme «boucliers
humains».
Au CNDP
-
Faire rendre compte à tous les individus, y
compris les gradés, responsables de graves violations du droit humanitaire
international, tels que des meurtres, des viols et autres exactions
commises à Kiwanja les 4 et 5 novembre.
-
Offrir des zones sûres et protégées aux
personnes déplacées et permettre la liberté de mouvement pour tous les
civils.
A la MONUC
-
Eviter de coopérer avec les unités de
l'armée congolaise et ses commandants militaires qui ont été impliqués
dans des graves violations du droit humanitaire international.
-
Organiser les troupes de la MONUC de sorte
qu'elles puissent réagir rapidement et avec un support logistique
suffisant afin de protéger efficacement les civils en danger.
A l'Union européenne
-
Fournir d'urgence une force
«relais» suffisamment équipée pour aider à protéger les civils
dans l'Est du Congo jusqu'à l'arrivée de troupes supplémentaires de la
MONUC.
-
Dénoncer publiquement les graves violations
du droit humanitaire international commises par toutes les parties au
conflit et exiger que les auteurs de crimes de guerre soient tenus pour
responsables de leurs actes.
Au Conseil de sécurité de l'ONU
-
Garantir que le mandat de la MONUC est
renouvelé et que les 3100 soldats supplémentaires pour la MONUC sont
déployés aussitôt que possible, avec les moyens de réagir rapidement et
avec un support logistique suffisant afin de protéger efficacement les
civils en danger.
Au Secrétaire général de l'ONU Et aux facilitateurs
internationaux du processus de paix dans l'Est du Congo
-
Réitérer les appels urgents pour une
«force relais» de l'UE qui aide à protéger les civils dans
l'Est du Congo jusqu'à l'arrivée de troupes supplémentaires de la MONUC.
-
Nommer d'urgence un conseiller spécial de
haut niveau sur les droits humains pour l'Est du Congo pour aider à
garantir que les préoccupations de droits humains sont au cœur du
processus de paix et pour aider à empêcher de futures atrocités.