La mauvaise gestion par le gouvernement et la corruption mettent la vie de millions de personnes en danger
19 novembre 2013
« Le système d’adduction et d’assainissement d'eau à Harare ne fonctionne pas, et le gouvernement tarde à le réparer. »
Tiseke Kasambala, directrice du bureau de Human Rights Watch en Afrique du Sud

(Harare , le 19 novembre 2013) - La crise sanitaire liée à la pollution de l'eau dans la capitale du Zimbabwe, Harare, expose des millions de résidents au risque de maladies,  selon un nouveau rapport de Human Rights Watch publié aujourd'hui. Cinq ans après une épidémie de choléra qui a tué plus de 4 000 personnes et rendu 100 000 autres personnes malades, des conditions malsaines persistent dans les banlieues fortement peuplées de Harare.

Le rapport de 60 pages, intitulé « Troubled Water: Burst Pipes, Contaminated Wells, and Open Defecation in Zimbabwe’s Capital » (« Eaux troubles : Tuyaux brisés, puits contaminés et défécation dans la rue dans la capitale du Zimbabwe », décrit la situation difficile de nombreux habitants privés d'accès à l'eau potable et des services d'assainissement. Ces personnes sont souvent obligées de boire de l’eau contaminée provenant de puits non protégés, ou même de déféquer dans la rue. Ces conditions violent les droits fondamentaux à l'eau et à la santé.

Le rapport est basé sur des recherches menées en 2012 et 2013 à Harare et dans huit banlieues fortement peuplées, notamment sur des entretiens avec 80 habitants de ces quartiers.

« Le système d’adduction et d’assainissement d'eau à Harare ne fonctionne pas, et le gouvernement tarde à le réparer », a commenté Tiseke Kasambala , directrice du bureau de Human Rights Watch en Afrique du Sud. « De nombreuses communautés sont privées d'eau potable ou d’eau propre permettant de se laver, ce qui suscite des problèmes de santé comme la diarrhée ou la fièvre typhoïde, ainsi que le risque d'une nouvelle épidémie de choléra. »

De nombreux résidents ont déclaré avoir été contraints de faire queue pendant parfois cinq heures par jour pour chercher de l'eau contenue dans des forages, dont 200 ont été creusés par des organismes internationaux lors de l'épidémie de choléra. Un tiers de ces puits sont contaminés, selon une étude menée par l’agence municipale Harare Water.

Le gouvernement devrait selon Human Rights Watch prendre diverses mesures face à la crise de l'eau et de l'assainissement à Harare, y compris la mise en place de toilettes communautaires et la décontamination des forages.

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