Le gouvernement devrait soumettre au parlement le projet de loi visant à protéger les victimes
30 mai 2013

(30 mai 2013) - Le gouvernement grec devrait adopter rapidement des mesures pour lutter contre les crimes haineux et protéger les victimes, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Un projet de loi sur les discours haineux et la violence raciste n'a toujours pas été soumis au Parlement, en raison de divergences entre les trois partis de la coalition au pouvoir concernant la portée de la loi.

« Alors que des gens sont attaqués dans la rue, le gouvernement grec devrait renforcer d’urgence sa réponse pénale aux crimes de haine  », a déclaré Judith Sunderland, chercheuse senior sur l’Europe de l'Ouest à Human Rights Watch. « Le projet de loi contient déjà de bonnes dispositions et devrait être amélioré davantage dans le cadre de sessions parlementaires, au lieu de faire l’objet d’un nouveau report. »

En juillet 2012, Human Rights Watch a publié un rapport intitulé  « Hate on the Streets: Xenophobic Violence in Greece » (« La haine dans les rues : Violences xénophobes en Grèce »), qui documentait la montée inquiétante des attaques xénophobes et l'incapacité de la police grecque ainsi que des autorités judiciaires à prévenir ces violences, à mener des enquêtes efficaces et à punir les auteurs des attaques alarmantes contre des migrants et demandeurs d'asile. Cette vague de violence s’est poursuivie, avec 217 incidents racistes entre octobre 2011 et décembre 2012, selon les derniers chiffres publiés par le Réseau national d’information sur les violences racistes.

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