La décision de commuer les peines de cinq militants est la reconnaissance du fait qu’ils n’auraient pas dû être poursuivis en premier lieu, mais les autorités devraient également effacer les condamnations de leurs casiers judiciaires.
Le verdict de culpabilité émis à l’encontre de cinq militants par la Cour suprême fédérale des Émirats arabes unis le 27 novembre 2011 est une atteinte à la liberté d’expression et le résultat d’un procès inique.
Les autorités des Émirats arabes unis (E.A.U.) n’ont pas enquêté sur une campagne de menaces de mort, de diffamation et d'intimidation menée à l’encontre de cinq militants émiriens emprisonnés, affirme un rapport indépendant publié aujourd'hui.
Cinq activistes emprisonnés il y a sept mois pour avoir « insulté publiquement » de hauts responsables des Émirats arabes unis (E.A.U) se préparent à entamer une grève de la faim le 13 novembre.
Le procès devant la Cour suprême fédérale de cinq militants émiriens accusés d'avoir « insulté publiquement » de hauts responsables des Émirats arabes unis sur un forum internet a été foncièrement injuste, et les poursuites contre eux n'ont aucun fondement dans le droit international puisqu'elles violent leur liberté d'expression.
L’Université Paris-Sorbonne et sa partenaire émirienne, l’Université Paris-Sorbonne-Abou Dabi, devraient rompre leur silence, qui dure depuis six mois, et condamner le procès et l’incarcération de l’enseignant Nasser Bin Ghaith. Bin Ghaith, qui enseignait à l’Université Sorbonne-Abou Dabi depuis 2009, y enseignait un module intensif la semaine même de son arrestation, le 9 avril 2011, comme le montrent des entretiens et des documents obtenus par Human Rights Watch.
Les familles de cinq militants emprisonnés il y a six mois pour avoir « insulté publiquement » des officiels des Émirats Arabes Unis ont appelé collectivement, le 9 octobre 2011, les dirigeants du pays à arrêter le procès des militants et à les relâcher.
Le procès de cinq militants détenus depuis près de six mois pour avoir « insulté publiquement » le président des Émirats Arabes Unis ainsi que d’autres hauts responsables est profondément injuste. Les accusations devraient être abandonnées et les militants relâchés.
Les autorités émiriennes devraient abandonner immédiatement toutes les poursuites à l’encontre des cinq militants incarcérés pour avoir appelé à un élargissement des droits et des libertés politiques et les libérer avant les élections nationales du 24 septembre 2011