Le Président de la République française François Hollande va rencontrer le ministre de l’Intérieur saoudien, Prince Mohammed bin Nayef Al Sa’ud, à Paris le 28 mai 2013. Cette visite intervient alors que le ministère de l’Intérieur a lancé une vague de répression contre des dizaines de défenseurs des droits à travers le Royaume.
Les autorités saoudiennes devraient immédiatement libérer et abandonner toutes les charges retenues contre Sulaiman al-Rashoudi, un juge à la retraite âgé de 76 ans qui est l’actuel président de l’Association saoudienne des droits civils et politiques (Association of Civil and Political Rights, ACPRA).
Le roi Abdallah d'Arabie saoudite et son ministre de l'Intérieur devraient empêcher l'exécution de Rizana Nafeek, une employée de maison sri-lankaise condamnée pour le meurtre d'un bébé dont elle avait la garde en 2005, quand elle était âgée de 17 ans.
La participation de deux athlètes saoudiennes aux Jeux olympiques de Londres est une première étape importante, bien qu’insuffisante pour résoudre les problèmes de discrimination liée au genre qui sont solidement implantés en Arabie saoudite. L’Arabie saoudite devrait mettre un terme à l’interdiction en vigueur qui empêche des millions de femmes et de filles de pratiquer un sport dans le royaume.
L’annonce par l'Arabie saoudite de son intention d’autoriser des athlètes féminines à participer aux Jeux olympiques pour la première fois est un important pas en avant, mais elle omet de remédier aux obstacles fondamentaux qui empêchent les femmes de pratiquer un sport dans ce Royaume.
L’annonce selon laquelle l’Arabie saoudite va probablement envoyer pour la première fois une délégation féminine aux Jeux Olympiques (JO) de Londres en 2012 est le signe d’un recul de la discrimination généralisée qui touche les Saoudiennes dans le domaine du sport.
Alors que les pays du monde entier se préparent aux Jeux olympiques de 2012, le gouvernement saoudien mène une politique discriminatoire systématique à l’encontre des femmes dans les domaines du sport et de l’éducation physique. L’Arabie saoudite n’a jamais envoyé d’athlète féminine aux Jeux, sans se voir infliger la moindre pénalité par les autorités olympiques internationales. Human Rights Watch a appelé le Comité international olympique (CIO) à faire de l’élimination de la discrimination contre les femmes saoudiennes dans le domaine sportif une condition à la participation de l’Arabie saoudite aux événements sportifs olympiques, y compris aux JO de Londres de 2012.
Des partisans de réformes en Arabie saoudite ont organisé plusieurs manifestations depuis la mi-décembre, malgré l’interdiction formelle de telles manifestations décrétée en mars dernier.
La Cour suprême d'Arabie saoudite devrait annuler le verdict prononcé contre six hommes apatrides, jugés coupables de vol à main armée et condamnés à l'amputation d’une main et d’un pied.
Le ministre de l'Intérieur saoudien devrait immédiatement libérer Fadhil Makki al-Manasif, un militant des droits humains arrêté le 1er mai à Awwamiyya (Province orientale) après avoir participé à des rassemblements pacifiques.