Les autorités irakiennes et turques devraient immédiatement rouvrir les points de passage frontaliers où plus de 10.000 Syriens sont bloqués depuis des semaines et permettre à tous ceux qui souhaitent demander asile de passer sans retard
Les pays voisins de la Syrie devraient maintenir ouvertes leurs frontières au nombre important et croissant de réfugiés qui tentent de fuir la Syrie, tandis que les pays donateurs devraient généreusement leur apporter leur soutien. La Turquie, l'Irak, la Jordanie et le Liban ont principalement ouvert leurs frontières à plus de 200 000 réfugiés en provenance de la Syrie voisine, mais au cours de la semaine écoulée, certains responsables de ces mêmes pays ont fait savoir que les limites étaient atteintes, et qu'ils pourraient fermer prochainement leurs frontières.
Les autorités libanaises devraient enquêter sur les responsables de l’enlèvement signalé de dizaines de ressortissants syriens, ainsi que d’un homme turc le 15 août 2012, et poursuivre en justice les responsables. Des membres de la famille élargie Al Meqdad au Liban ont revendiqué sur la télévision nationale une partie des enlèvements, les qualifiant de représailles pour le kidnapping d’un de leurs proches, le ressortissant libanais Hassan Al Meqdad, le 13 août en Syrie, par un groupe revendiquant son appartenance aux opposants de l’Armée syrienne libre.
Les autorités jordaniennes ont reconduit par la force des Palestiniens nouvellement arrivés de Syrie et menacé d'autres d'expulsion, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Depuis avril 2012, les autorités retiennent de plus arbitrairement dans un centre de réfugiés des Palestiniens qui tentaient de fuir la Syrie, sans leur proposer d'autre alternative que le retour dans ce pays.
Les soldats syriens stationnés à la frontière syro-jordanienne semblent ouvrir le feu sans discernement sur quiconque tente de fuir la Syrie, y compris des civils dont des femmes et enfants, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui.
Les autorités libanaises devraient agir sans tarder pour réformer des règles restrictives en matière d'octroi de visas et adopter une loi sur le travail domestique afin de faire cesser les sévices fréquemment infligés aux travailleuses domestiques migrantes au Liban.
Les forces syriennes ont placé des mines terrestres près des frontières avec le Liban et la Turquie au cours des dernières semaines et des derniers mois, selon divers témoignages.
Les autorités libanaises devraient immédiatement cesser de harceler Saadeddine Shatila, représentant de l'organisation de défense des droits humains Alkarama, en guise de représailles pour son travail de recherche sur les cas de tortures perpétrées par les forces de sécurité.
Les politiques d’immigration mises en place par de nombreux gouvernements et leurs lacunes en matière de protection exposent les migrants aux abus, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui, en préparation de la Journée internationale des migrants qui aura lieu le 18 décembre prochain.
Les autorités judiciaires libanaises s’abstiennent généralement d’exiger des comptes aux employeurs qui violent les droits fondamentaux des employées domestiques migrantes, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui. Le gouvernement devrait adopter un plan visant à garantir que ces employées peuvent compter sur les tribunaux libanais pour protéger leurs droits, a ajouté Human Rights Watch.